La revue de presse quotidienne d'un citoyen engagé dans le combat politique et social
|
La jeunesse emporte le mouvement
Une main arrachée. Un œil perdu. Une mâchoire brisée. Quel est ce pays qui brutalise des lycéen.nes et des étudiant.es qui clament tout simplement leur soif de justice sociale et d’égalité, leur désir d’être respecté et enfin entendu ?
La jeunesse se lève, dans sa diversité, et nous nous en réjouissons. Ce mouvement de masse, soutenu par des profs comme des retraités, des syndicats de salarié.es comme des parents d’élèves, la FSU comme la Confédération paysanne, nous le soutenons. Avec enthousiasme. Ses revendications sont légitimes : des conditions dignes d’enseignement, avec des classes partout en bon état et une communauté éducative en nombre suffisant, des horaires compatibles avec leur chronobiologie ou encore la fin de la sélection qu’incarne Parcoursup.
Honte à ce gouvernement qui répond par une répression inégalée dans l’histoire ! Avec déjà plus de 5.500 gardes à vue, sont supplantées les 95 GAV de mai 1968, les 150 de l’époque Devaquet, les 250 face au CIP ou encore les 1920 GAV de la bataille anti-CPE. Là, nous sommes plutôt dans la réplique du niveau de violences policières contre les gilets jaunes. Et cette fois-ci, des mineur.es sont ciblés.
Que le Premier ministre Lecornu, pris de panique, demande aux chefs d’établissement d’organiser une consultation démocratique au sein des établissements montre à la fois son mépris pour la communauté éducative, appelée dans l’urgence à jouer le rôle de tampon, et sa surdité devant les revendications, pourtant simples et claires, de la jeunesse.
Ce que le pouvoir ne veut surtout pas entendre, ce sont les racines plus profondes de la colère. Car la rébellion est celle d’une génération qui a vécu l’enfermement comme réponse au Covid, subit le déjà-là de la crise climatique, redoute la précarité grandissante, cherche du sens au travail, voit la guerre s’affirmer comme un horizon. Inquiète pour son avenir, cette génération nourrit la défiance à l’égard des institutions et de la politique. On la comprend.
Aujourd’hui, la jeunesse donne l’impulsion d’un mouvement qui peut faire tache d’huile, coalisant les colères. De la grève des pompiers à la LGBT-Pride très politique cette année, en passant par les rassemblements du lundi après le meurtre de Lyhanna, le fond de l’air se chauffe. Une nouvelle date de mobilisation est annoncée, le mardi 13 octobre. Nous la soutenons et espérons qu’elle permettra d’amplifier encore le mouvement.
Les syndicats appellent à manifester le 5 novembre pour « les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie ». Cette journée doit être l’occasion d’un temps fort de convergence des luttes. Prenons-y toute notre part ! Nous sommes à un potentiel point de bascule social et politique. L’esprit de rassemblement doit être plus que jamais notre maître mot.
Clémentine Autain |
|
|
|
Actualités
|
|
|
|
|
Soutenons la lutte du peuple brésilien contre l’extrême droite !
Hier, a eu lieu le premier tour de l’élection présidentielle au Brésil. Flavio Bolsonaro devance de 2 points Lula. Pour comprendre les enjeux d’un second tour à haut risque et la déflagration politique qui pourrait suivre en cas de victoire de Bolsonaro voici une déclaration unitaire signée par L’APRÈS.
[...]
|
|
|
|
|
Maintien de l’ordre : il est urgent de réformer !
En France, depuis la présidence Sarkozy, le rôle de la police nationale a été profondément remanié. La police de proximité a été supprimée, les contrôles au faciès définitivement tolérés, l’État d’urgence a progressivement été inscrit dans le droit ordinaire.
La politique de gestion de l’ordre est devenue une honte nationale. La France a été condamnée par la CEDH à plusieurs reprises pour ses techniques d’encerclement et la brutalisation du maintien de l’ordre. Chaque année, ce sont des hommes et femmes blessé·es. Ce sont aussi des morts.
La situation est grave. À l’heure des rassemblements devant les lycées, ce sont des enfants qui sont désormais les cibles d’une institution policière qui ne protège plus. Les images d’enfants traîné·es, violenté·es, étranglé·es sont une abjection.
[...]
|
|
|
|
|
Retrouvez le replay du webinaire de L’APRÈS : La loi intégrale : quels enjeux, quelles perspectives ?
Alors que la proposition de loi visant à apporter une réponse intégrale aux violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants poursuit son parcours en séance à l’Assemblée nationale dès cette semaine, L'APRÈS vous propose un webinaire pour décrypter le texte, les débats parlementaires et les enjeux qui entourent son adoption.
|
|
|
|
Médias
|
|
|
|
|
Pas de savon, pas de porte aux toilettes, des chaises et des plafonds cassés, pas d'infirmière, des classes surchargées, des profs non remplacés. Ici, la jeunesse subit à la fois les inégalités, le manque de moyens, le mépris et la matraque du gouvernement. Elle a bien raison de se mobiliser.
|
|
|
|
|
Le député Alexis Corbière était l'invité de Maxim Switek, sur BFMTV, pour une émission spéciale qui faisait suite à la grande mobilisation lycéenne du mardi 6 octobre.
|
|
|
|
|
Dans le Duel, Danielle Simonnet, députée de Paris du groupe Écologiste et Social, débat avec le porte-parole et secrétaire national de Renaissance, de la mobilisation lycéenne et des violences survenues lors des rassemblements. Elle demande à Emmanuel Macron de présenter ses excuses aux jeunes blessés lors des interventions policières.
|
|
|
|
|
Retraités, parents, soignants, pharmaciens, patients : partout, la colère monte. Le gouvernement prévoit 8 milliards d'économies sur nos soins mais refuse de toucher aux 88 milliards d'exonérations de cotisations, pendant que 107 milliards ont été versés aux actionnaires en 2025.
Un autre budget est possible. Ce budget vaut censure.
|
|
|
|
|
Ecoutez les propos honteux du ministre de l'Intérieur.
|