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Alors que l’ancienne Garde des Sceaux et maire du 7e arrondissement, Rachida Dati, était jugée pour « corruption » et « trafic d’influence » dans l’affaire Ghosn-Renault, c’est une personnalité bien particulière qui a témoigné en sa faveur : Alexandra Nicol. Qui ? Son ancienne assistante parlementaire, fraîchement élue conseillère de Paris, en mars dernier, pour le groupe Paris Liberté dont la patronne est… Rachida Dati ! Sans parler de ses deux avocats, Me Antoine Beauquier, lui aussi conseiller de Paris datiste depuis mars, et Me Olivier Pardo, dont la fille, Rachel-Flore, a également été élue sur la liste de concorde entre macronistes et Républicains…
Un double emploi qui fait grincer quelques dents à droite : « Ce sont deux personnes [Alexandra Nicole et Antoine Beauquier] au service de la défense de Rachida payées par nos impôts. En plus d’une personnalité qui grenouille dans son entourage. C’est scandaleux. » Un cadre de droite sort la sulfateuse et dézingue Dati : « Ça étonne qui ? On l’a vu lors du procès, tout fonctionne comme cela dans ce système. Du copinage. Des petits arrangements. Les places de Nicol et Beauquier sur la liste des municipales auraient-elle à voir avec le procès Ghosn ? Je n’ose le penser…». Le Parquet national financier (PNF), lui, n’a pas fait dans la supposition, en requérant quatre ans de prison, dont deux fermes, cinq ans d’inéligibilité et d’interdiction de la fonction publique, avec exécution provisoire.
Notre collègue Laurent Valdiguié a suivi de près ce procès. Pour relire ses passionnants récits d'audience, c'est par ici.
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