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🚢 Le 8 août 1923, Le Petit Parisien publie le premier volet du reportage d'Albert Londres consacré au bagne de Guyane, terre d'exil pour plus de 75 000 détenus depuis 1854, avec des taux de mortalité dépassant parfois 20 %. Le journal présente cette enquête comme « une enquête passionnante, accomplie patiemment et consciencieusement dans le monde des "bagnards" ». Le journaliste s’engage à dire « avec une égale liberté, ce qu’il a vu, entendu et pensé ». Pendant un mois, Albert Londres relate ses rencontres à travers les îles du Salut et Saint-Laurent-du-Maroni, dévoilant aux lecteurs les mécanismes du système pénitentiaire, comme la « loi du doublage » qui contraignait les anciens bagnards à rester en Guyane après leur peine. L'enquête connaît un tel écho qu'elle pousse à des réformes dès 1923, même s'il faudra cependant attendre 1938 et l'action du député guyanais Gaston Monnerville pour que la suppression définitive des bagnes soit actée.
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