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La revue de presse quotidienne d'un citoyen engagé dans le combat politique et social

VU DU DROIT : « Technique du coup d’État chapitre 9 ». Macron 2017...Vendredi 21 août 2026

   

Dans cette première partie, nous revenons sur la façon dont fut organisé un véritable coup d’État pour installer Emmanuel Macron à l’Élysée, coup d’État finalisé par l’appareil judiciaire au printemps 2017. Description qui devrait permettre d’identifier les moyens et les forces qui furent utilisées pour cet attentat contre la démocratie. Dont la conséquence infligée à la France, fut un cauchemar de 10 ans. Cela nous éclairera pour essayer d’imaginer dans une deuxième partie ce que le système voudrait mettre en œuvre pour tenter de maintenir Macron directement ou indirectement au pouvoir. Avec l’ambition, de pointer les moyens de faire échec à cette entreprise.

Dans son livre « Technique du coup d’État » publié en 1931, l’écrivain italien Curzio Malaparte procédait à l’analyse de huit coups d’État intervenus dans l’histoire. À partir de la description des réussites et des échecs de ce type d’entreprise, il tentait d’identifier les manières qui en garantissaient le succès. Parmi les huit étudiés, Léon Trotski avait droit à deux chapitres, celui réussi d’octobre 1917 à Petrograd et celui manqué contre Staline en 1927. Attention qui mit le leader bolchevick et ses partisans en fureur.

L’actualité occidentale récente devrait permettre d’y ajouter quelques chapitres. En tout cas deux concernant directement Emmanuel Macron. Celui consacré au coup d’État de 2017 qui l’a porté au pouvoir, et celui que le système Macron prépare méthodiquement pour 2027. Parce qu’il ne faut pas se tromper, le locataire de l’Élysée n’entend pas partir comme ça. Il nous l’a tranquillement annoncé lors de ses vœux télévisés du 31 décembre dernier : « Je ferai tout pour que l’élection présidentielle se déroule le plus sereinement possible, en particulier à l’abri de toute ingérence étrangère. »

Difficile d’être plus clair. Les « ingérences étrangères » invention récente dans le langage politique, sans que personne ne sache réellement de quoi il s’agit, vont être utilisées pour tenter de fausser, voire d’annuler le scrutin présidentiel 2027.

En effet, comment interpréter autrement cette phrase, lorsqu’après les précédents européens qui ont émaillé l’année 2025, lorsqu’on voit se mettre en place partout des dispositifs visant à empêcher l’expression libre du suffrage universel. Où dans une Europe en crise, des pouvoirs minoritaires construisent des systèmes autoritaires et veillent à se maintenir au pouvoir, en privant les peuples de leur libre expression. Ce sont le coup d’État en Roumanie, les élections truquées en Moldavie, les menaces contre l’AFD en Allemagne, la destruction méthodique de la liberté d’expression en Grande-Bretagne, la mise en place de dispositifs liberticides pour encadrer le suffrage universel, les interventions systématiques de justices aux ordres, et maintenant la revendication tranquille du président de la République française venant après celle de certains de ses hommes de main. Comme Thierry Breton venant tranquillement affirmer à la télévision : « nous avons truqué les élections en Roumanie, et nous recommencerons si cela se présente mal en Allemagne », ou Bruno Lemaire, rejoint par la vert kaki Marine Tondelier, réclamant l’interdiction d’X twitter parce que le propriétaire de ce réseau aurait des sympathies pour le RN (!).

C’est donc bien l’accusation majeure « d’ingérence étrangère » qui va désormais servir de support aux coups d’État auxquels le bloc élitaire se prépare dans l’Union Européenne. Déjà utilisée aux États-Unis en 2016 pour pourrir le premier mandat de Donald Trump,avec le « russiagate », elle doit maintenant permettre de disqualifier en amont un résultat qui ne conviendrait pas.

Si pour Trump la disqualification fut a posteriori de l’élection, désormais dans l’Union Européenne elle s’opère avant. Politiquement d’abord en soumettant les candidats considérés comme dangereux à de violents bombardements d’artillerie propagandistes invraisemblables, comme en ont fait l’expérience Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen en France. Cette disqualification s’accompagne ensuite de mesures juridiques et judiciaires qui ont pour but d’interdire carrément à ceux qui gênent la liberté d’être candidats. Que ce soit par les condamnations à « l’inéligibilité » dont les magistrats français ce sont généreux jusqu’à une date récente. Ou la manipulation des conditions mêmes de la recevabilité des candidatures. Le tout se déroulant évidemment sur fond de nécessaire lutte contre les influences étrangères. À l’accusation « d’ingérence russe » viendra s’ajouter désormais celle « d’ingérence trumpienne. ». Dans l’esprit des putschistes, elles permettraient ainsi de justifier les violations les plus grossières des processus démocratiques comme l’ont montré les affaires précédentes : roumaine, moldave, géorgienne, accompagnées des incroyables menaces pesant sur l’AFD en Allemagne.

Les « élites » françaises gangrenées ne peuvent pas accepter une véritable alternance politique en 2027.

Nous reviendrons ci-dessous sur les conditions dans lesquelles fut concoctée l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, par la haute fonction publique socialiste et les grands intérêts oligarchiques en 2017. Mais les neuf années de son pouvoir ont profondément modifié la situation de notre pays, confronté aujourd’hui à une quadruple catastrophe démocratique, sociale, économique et industrielle. Pour commencer, une bande dont Emmanuel Macron est le parrain, a mis la main sur l’appareil d’État et s’est gavé d’un système de prébendes qu’il a organisé. Auquel s’ajoute une dépravation morale provoquant une corruption devenue sans mesure. La classe politique de cet « extrême centre » profite grassement d’avantages indus. Elle est accompagnée de hauts fonctionnaires, en général socialistes comme le montrent les scandales Vallaud-Belkacem, Moscovici ou autre Montchalin. Dans l’esprit de ceux-là, il est exclu qu’un véritable changement politique les prive de cette manne qu’ils considèrent leur être due.

Rempli de fromages, l’appareil d’État a permis au Président d’assurer à des collections de copains aussi incompétents qu’inutiles, rentes et avantages particulièrement scandaleux. Totalement verrouillé et dans toutes ses composantes publiques et privées, le système médiatique fournit à une armée de domestiques des situations plus que confortables. Sans parler évidemment de la corruption géante dont les affaires Alstom, McKinsey, Kholer, de Fond Marianne etc. sont les tristes exemples. Et bien sûr juste au-dessus, il y a les oligarques, ceux qui ont adoubé le candidat Macron présenté par les socialistes en 2016 et lui ont confié la destruction néolibérale du pays. On en oublie bien sûr, mais pour ce syndicat d’intérêts, tout changement politique qui présenterait le risque d’être de rupture, même à la marge, est absolument intolérable. Et tout doit être fait pour l’empêcher. C’est aussi simple que ça.

Alors dans ces conditions il est exclu de laisser le processus de l’élection présidentielle de 2027 se dérouler normalement. Emmanuel Macron ne pouvant pas se représenter, il est impératif d’installer à l’Élysée un nouveau fondé de pouvoir avec la même feuille de route destructrice, ou sinon une marionnette suffisamment docile. Cela a marché en 2017, mais ce qui était la solution pour mettre fin à la fausse alternance gauche/droite, s’est révélé être un fusil à un coup. Les catastrophiques mandats d’Emmanuel Macron laissent notre pays à la fois exsangue et en rage. Mais le système directement issu de la fin d’un XXe siècle pourrissant n’est absolument pas décidé à passer la main. Et il se dit dans cette caste de, que même si le monde a changé depuis le printemps 2017, c’est bien le diable si avec quelques adaptations, on ne peut pas réitérer l’opération.

Technique du coup d’État, chapitre neuf : l’arrivée de Macron à l’Élysée

Parler aujourd’hui de de l’arrivée du parfait inconnu Emmanuel Macron à l’Élysée impose un préalable : sortir des débats et des discussions qui n’ont plus lieu d’être pour savoir si cette arrivée est ou non le fruit d’un coup d’État. Choisi depuis longtemps pour ce rôle par la haute fonction publique socialiste, Emmanuel Macron a été financé par des réseaux nourris par la corruption, et adoubé par l’oligarchie. L’opération a été organisée à partir de la conviction que Marine Le Pen après ses résultats aux élections européennes de 2015 serait au deuxième tour de la présidentielles 2017. Et que la victoire finale du RN à cette époque étant plus qu’improbable, il suffisait d’y assurer la présence de Macron pour qu’elle soit couronnée de succès. Dès le départ, les organisateurs de la manœuvre y avaient incorporé la partie judiciaire qui s’est déroulée à partir du mois de janvier 2017. La candidature Sarkozy par la primeur de la droite avait été prévue. Aussi le de choix de François Fillon pour représenter la droite à l’élection présidentielle de 2017 avait constitué une surprise, Il avait alors fallu s’adapter. S’était alors organisée une opération politico‑judiciaire concertée, afin d’affaiblir Fillon pour l’écarter de l’accès à la présidence de la République qui lui était pourtant promise de. Cette question est aujourd’hui tranchée, la réponse relevant de l’évidence. Tous ceux qui prétendent que tout s’est passé normalement, que la justice n’a fait que son travail et de façon impartiale, que les procédures se sont déroulées normalement, sont soit d’une mauvaise foi pyramidale, soit vivent au fond d’une caverne.

Le raid judiciaire comme finalisation du coup d’État

Cette partie judiciaire fut la plus spectaculaire, et le complot y relève d’une absolue évidence pour quiconque connaît le fonctionnement de la justice française. On renverra pour sa description l’ouvrage de l’auteur de ces lignes et notamment son chapitre neuf. Et pour la partie antérieure à cette procédure judiciaire fulgurante qui relevait de la « touche finale », on conseillera la lecture de ceux de Marc Endeweld (Le grand manipulateur) et Eric Stemmelen (Opération Macron). Selon tous les sondages, début janvier 2017 François Fillon était Président de la République. Après 47 jours d’un lynchage médiatico-judiciaire géant, il se retrouvait troisième du premier tour et donc disqualifié pour le second. L’usage de l’increvable « front antifasciste » inventé par Mitterrand aidant, le boulevard pour l’inconnu était grand ouvert.

Au fur et à mesure du déroulement des mandats Macron, un certain nombre d’informations ont fini par se dévoiler et la cohérence de ce coup d’État saute désormais aux yeux. Même si certains qui n’en pensent pas moins, continuent à crier au complotisme. Le choix très tôt de ce curieux personnage par des énarques socialistes tels que Jean-Pierre Jouyet, Jacques et Bernard Attali ou Alain Minc, disposait déjà d’un étrange appui des grands intérêts américains pour quelqu’un de rapidement identifié comme étant promis aux plus hautes fonctions dans les institutions françaises (!). Avec des opérations de corruption géantes (Alstom, Rothschild, McKinsey) pour financer l’ensemble. Il y eut ensuite la validation de ce choix par l’oligarchie nationale, et l’ectoplasme politique François Hollande fut très fermement dissuadé (toujours par Jacques Attali) d’oser se représenter après son grotesque mandat. Quant à l’étude de la minutie de l’opération médiatico-judiciaire, elle ne fait que démontrer que rien n’avait été laissé au hasard.

Comme nous l’avons dit, dès l’annonce au mois de novembre 2016 du succès de François Fillon à la primaire de la droite, il avait fallu changer son fusil d’épaule. Pour Nicolas Sarkozy favori de cette primaire, tout était prêt. Comme l’ont montrées les procédures dont il a été l’objet par la suite. D’abord prévues pour lui barrer la route d’un retour à l’Élysée, elles changèrent d’objet pour devenir des instruments de la rancune des magistrats vis-à-vis de l’ancien locataire de l’Élysée. Emmanuel Macron avait installé une petite cellule de veille à Bercy pendant qu’il y était le ministre de l’Économie nommé par François Hollande. Elle y fut maintenue après son départ, et abreuvée d’informations, y compris par la présidence de l’Assemblée nationale alors occupée par le socialiste Bartolone dont les rapports élastiques avec la probité l’avaient fait surnommer « Don Bartolone ». Le petit dossier concernant les emplois d’attachés parlementaires familiaux de François Fillon, permis d’alimenter un PNF créé par François Hollande à l’effet de rendre service à ses amis. Comme par hasard, le poste de « conseiller justice » de la présidence Hollande était occupé par une magistrate très récemment arrivé du…PNF ! Celui-ci put ainsi se préparer, pour le top départ donné par un Canard enchaîné participant à l’opération chargée de publier les éléments du dossier aimablement transmis par le conseiller communication de l’Élysée. Le Canard fut disponible dans les kiosques le mercredi 24 janvier au matin. Et trois heures plus tard, Éliane Houlette présidente du PNF, annonçait le lancement d’une enquête préliminaire pour « détournement de fonds publics ». Cette Infraction prévue et réprimée par l’article 432 – 15 du code pénal, n’est pas normalement applicable aux parlementaires en raison du principe de la séparation des pouvoirs. Toujours par le plus grand des hasards, le tribunal correctionnel de Paris avait installé quelques mois auparavant dans une autre affaire, d’une jurisprudence sur-mesure qui permettait de l’utiliser contre les députés. Cette jurisprudence scélérate sera ensuite confirmée par la Cour de cassation grâce à des acrobaties juridiques tout à fait impressionnantes… Marine Le Pen en fera les frais plus tard…

Dès le 24 janvier 2017, François Fillon hébété ne comprenant rien à ce qui lui arrivait, assista au déchaînement médiatico-judiciaire à base de violations permanentes des secrets de l’instruction et de l’enquête, et de libertés prises avec le respect de la procédure, le tout alimenté également par sa défense calamiteuse. 47 jours plus tard, la procédure la plus fulgurante de l’histoire de la justice française en temps de paix, permettait d’affaiblir le candidat Fillon qui passait alors en troisième position au premier tour de la présidentielle. Ouvrant ainsi au candidat Macron arrivé deuxième, un boulevard pour entrer à l’Élysée. Où il va rester 10 longues années, et abîmer la France comme jamais. L’attitude postérieure du corps judiciaire vis-à-vis d’Emmanuel Macron après cette élection à laquelle il a largement contribué, témoigne que telle était bien son intention. Refus catégorique de s’intéresser à la corruption pourtant considérable du système, répression sans mesure de tous les mouvements sociaux, et instrumentalisation des procédures judiciaires contre ceux qui osent s’opposer politiquement et sérieusement au locataire de l’Élysée. Ce retour sur les circonstances du coup d’État perpétré en 2017 démontre que la justice en fut une des clés. Prétendre que le comportement de l’appareil judiciaire au printemps de cette année-là fut conforme à sa routine et un fonctionnement habituel est simplement grotesque. Parce qu’il faut quand même rappeler, que les actes accomplis par les différentes instances directement concernées furent massivement et bruyamment soutenus et justifiés par les organisations syndicales de magistrats, et par des prises de position directes du premier président de la Cour de cassation de l’époque accompagnée du procureur général auprès de cette instance. Les acteurs directs, comme le PNF, le pôle financier, la chambre d’instruction, le parquet général de la cour de Paris, en général proche du parti socialiste purent tranquillement déployer un zèle sans précédent. Les lourdes condamnations qui frappèrent François Fillon deux ans plus tard, n’était destiné qu’à « valider » le raid judiciaire du printemps 2017.

Ce retour sur la façon dont fut organisée l’arrivée au pouvoir suprême d’un parfait inconnu démontre que parmi les acteurs concernés, c’est l’intervention in fine de la justice qui était indispensable. Intervention qui s’est ensuite poursuivie avec un soutien sans faille apporté au projet Macron et à sa mise en œuvre. En notant qu’à ce moment-là l’appareil judiciaire qui avait tenu la première ligne de départ fut ensuite rejoint par la juridiction administrative et le Conseil constitutionnel. La sociologie politique de la composition de ces instances et leur fonctionnement sont à écrire. Mais ceux qui en ont fait l’expérience savent bien, que sur le plan idéologique, le parti socialiste néolibéral y fut hégémonique.

Le problème est que pour différentes raisons, la situation a changé. Cette hégémonie est beaucoup moins puissante, et au sein de ces institutions, de nouvelles générations sont arrivées. Et la prise de conscience de la catastrophe et des risques qu’elle leur fait courir ont fait mesurer aux magistrats que cela ne pouvait pas durer.

 

 

La question qui se pose alors de savoir si Emmanuel Macron et son système pourront organiser un nouveau coup d’État pour fausser l’élection présidentielle de 2027 et conserver le pouvoir. Mais en ne disposant pas cette fois-ci de l’indispensable soutien apporté pour celui de 2017 et pour sa suite.

Suite dans la deuxième partie : « Technique du coup d’État, chapitre 10 » Macron 2027 rester à tout prix.

 

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