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J'ai voulu comprendre quelque chose qui me travaillait depuis les feux de 2022 en Gironde : est-ce qu'une catastrophe comme celle-ci change vraiment la façon dont les gens vivent, ou dont ils pensent le climat.
Pour ça, j'ai interrogé Elise Boutié, une anthropologue qui a passé 7 mois dans le comté de Butte, en Californie, là où le Camp Fire a rasé une ville entière en 2018. Ce qu'elle a trouvé ne colle pas vraiment à l'idée qu'on s'en fait : les gens ne changent presque rien à leur mode de vie. Ils reconstruisent à l'identique, le plus vite possible, et oublient.
C'est cet entretien que je vous propose de lire aujourd'hui, alors que le bassin d'Arcachon brûle à son tour et que les flammes menacent la ville de Bordeaux. Et qu'il me semble que c'est par la compréhension de ce genre de mécanisme qu'on se donne les moyens d'y échapper.
La rédaction du Nouvel Obs reste mobilisée pour vous informer du mieux possible. Nos pensées vont à celles et ceux qui vivent ces incendies.
Bonne lecture,
Rémi Noyon, journaliste au service Idées
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