À six mois de l’élection présidentielle, l’Arcom remonte les bretelles de Radio France à propos de Jean-Luc Mélenchon. Le gendarme de l’audiovisuel a indiqué avoir « mis en garde » Radio France dans un courrier relayée ce jeudi par La France insoumise. L’organisme avait été saisi par le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, à propos d’un montage, diffusé en juin 2026 par France Culture.
Diffusé en marge d’une interview de Marine Le Pen, ce montage fallacieux laissait entendre que Jean-Luc Mélenchon avait tenu des propos antisémites comparables à ceux de Jean-Marie Le Pen. L’extrait, non sourcé et puisé sur un compte X, était en réalité tronqué.
Dans sa réponse adressée à Manuel Bompard, l’Arcom souligne que les propos de Jean-Luc Mélenchon ont bien été « détournés ». Ces mots « avaient été tenus dans un contexte et sur un sujet différents ». Le régulateur rappelle à Radio France que « dans les émissions d’information, l’éditeur s’interdit de recourir à des procédés permettant de modifier le sens ou le contenu des images, des propos ou des sons ».
Des sanctions mais pas de mise à pied
Cette séquence avait provoqué l’indignation de Jean-Luc Mélenchon, qui avait appelé les invités de Radio France à la méfiance, en particulier pour la matinale de France Culture, animée par le journaliste Guillaume Erner, qui avait présenté ce montage.
Guillaume Erner avait pour sa part présenté des excuses et été visé par une « sanction disciplinaire » de Radio France. Dans un courrier adressé à sa rédaction, le journaliste avait reconnu sa faute. « J’ai bien conscience de la manière dont cela abîme notre relation avec les auditrices et les auditeurs. Je m’engage à tout faire pour que cela ne se reproduise jamais », avait-il écrit.
Après une pause de plusieurs semaines, il est revenu en poste. Toutefois, son billet d’humeur quotidien a été supprimé et le processus de validation de la préparation de la matinale a été renforcé, a assuré la direction de Radio France
