La revue de presse quotidienne d'un citoyen engagé dans le combat politique et social
Ce samedi, près de 220 personnes ont défilé dans les rues de Bourgoin-Jallieu. Photo Anthony Koutsikian
Qui dit samedi, dit manifestation, comme depuis trois semaines. Et qui dit 31 octobre, dit Halloween. Ainsi, ce samedi 31 octobre, à Bourgoin-Jallieu, l’acte III de la mobilisation sociale a rassemblé près de 220 personnes. Dont une bonne moitié est venue déguisée. C’est moins que les deux précédents rendez-vous, avec 500 manifestants le 24 octobre et 700 le 17 octobre.
Mais la colère gronde toujours. « Nos revendications n’ont pas changé. Et tant qu’on ne sera pas entendus, on sera là », explique Cédric Le Jeune. Le président de la Ligue des droits de l’Homme du Nord-Isère est grimé en épouvantail : « Si ça peut faire peur au gouvernement », sourit-il. « Et puis, les monstres ne sont pas toujours du côté que l’on croit. » Près de lui, Yann Chauvel, membre de Solidaires Isère, syndicat à l’organisation de cet acte : « On est là pour permettre aux gens de manifester et pour leur permettre de manifester dans le calme. »
Les revendications sont multiples. « Contre la vie chère, la démocrature et la violence gouvernementale », dénoncent Martial et Flo, 66 et 63 ans. « Contre un État sourd et aveugle face à notre ras-le-bol », lance Tim, 36 ans. « Pour dire que le pouvoir d’achat est en chute libre et que les gens ne vivent plus mais survivent », déplore Hélène, 53 ans.
« Pour la démocratie et l’avenir de mes enfants », clame Audrey, 49 ans. « Parce que les annonces du Premier ministre ne suffisent pas et parce que je me demande dans quel monde je vais grandir », dit, à ses côtés, Éliette, 15 ans. « Contre le racisme et le fascisme et pour le féminisme », ajoute Christiane, 33 ans. « Pour la liberté de parole et la liberté de pensée », expliquent Lucie et Marie, 29 et 31 ans.
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Sylvain, 35 ans, est, lui, présent car « c’est important d’être toujours sur le terrain ». « Et on fera encore mieux le jeudi 5 novembre », promet Sylvie 70 ans. « Non, le mouvement ne s’essouffle pas, beaucoup de gens sont allés manifester dans les grandes villes », pense Hugo. « Ce qui est chouette, c’est que pendant les vacances scolaires, d’autres ont pris le relais des lycéens », juge Marie. Et selon Lucie, « le 5 novembre, les agriculteurs, qui ne peuvent pas venir le samedi, devraient être là ».
« Il y aura vraiment plus de monde jeudi. »

Une centaine de personnes ont défilé à Vienne
Quelques costumes étaient de sortie en ce samedi d’Halloween pour l’acte 3 de la mobilisation à Vienne. Un peu plus d’une centaine de manifestants ont déambulé, à l’appel du syndicat Solidaires, du Champ de Mars à la place Saint-Louis, de la rue Marchande à la place de la mairie, avant un retour jusqu’à la gare routière.
Et des revendications qui ne bougent pas de semaine en semaine : halte à Macron et au RN, non aux inégalités, soutien aux lycéens… Et un appel à être plus nombreux lors de la journée de mobilisation du 5 novembre.