Chaque vendredi, vos questions sur l'IA déjà promptées par nos journalistes
Entre les sommets diplomatiques à foison, les investissements stratégiques par-ci par-là et le traumatisme existentiel imposé aux mathématiciens, une nouvelle semaine agitée vient de s'écouler dans le monde de l'intelligence artificielle. Le dernier soubresaut ? La panique des financiers, soudain alertés par le ralentissement de la croissance annoncée d'Anthropic (au seuil d'une entrée en bourse annoncée comme record) et franchement affolés par la chute en bourse de CoreWeave, constructeur de « néoclouds », loueur de puissance computationnelle et maillon de la vaste chaîne de valeur de l'IA.
Dans ce tumulte, il y a aussi les petits pas de côté, comme cette étude tout juste publiée par Harvard. Ses premières conclusions ? Les hommes se la ramènent beaucoup plus que les femmes lorsqu'il s'agit de prétendre comprendre l'IA, et tant pis si ces connaissances sont complètement bidon. À la question «Connaissez-vous les personnalités du secteur suivantes, Susan Milner et Craig Dalton ?», 53 % des sondés masculins répondent par l'affirmative (contre 40 % chez le public féminin). Ça tombe mal, les deux n'existent pas, pure invention pensée pour les besoins de l'exercice. Prétention au savoir et arrogance mal placée du mâle, clés de compréhension pour appréhender le grand tohu-bohu qu'est la course à l'IA ? Si elles ne sont pas les seules, elles permettent de saisir quelques subtilités de cette grande fuite en avant. De quoi méditer, en attendant de se retrouver lundi.