Face aux interrogations ultra-contemporaines qui agitent la rentrée (grosso modo : l’IA va-t-elle tuer l’écrivain ?), il n’est pas inintéressant de voir débarquer dans le top la valeur sûre que constitue Patrick Modiano. L’Eléphant s’installe, faussement mastoc (si l’auteur mesure 1,98 mètre, son dernier livre fait 112 pages), à un cheveu de Giuliano Da Empoli, ce dernier pour le coup plus en prise avec l’époque dans le Fondateur («le fondateur» étant un manitou de la tech, là où «l’éléphant» est traducteur et correcteur aux «éditions du Sablier»). Dans les deux cas, remarquez, Gallimard est gagnant. Plus bas, notons les percées de Homo Occidentalis de Jérôme Fourquet et Ruben Rabinovitch (vaste question en bandeau : «Que sommes-nous devenus ?») et Chacun du constant Jean-Paul Dubois, dans lequel un cardiologue de 56 ans se languit de sa compagne disparue en écoutant Lou Reed. Cette semaine, il semble que les lecteurs, à la croisée des chemins, oscillent entre angoisse face au futur et refuge dans le passé. T.St. (Source: Datalib et l'Adelc)