La revue de presse quotidienne d'un citoyen engagé dans le combat politique et social
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Les chiffres sont tombés en fin de journée. Au total, 450 000 manifestants se sont mobilisés en France pour “l’acte 3” de la mobilisation des lycéens, dont 100 000 à Paris, selon les chiffres communiqués par l’intersyndicale de la jeunesse, composée notamment de l’Union syndicale lycéenne et de l’Union étudiante. Le ministère de l’Intérieur a, de son côté, recensé 256 000 personnes à l’échelle nationale, dont 56 000 dans la capitale.
Lycéens, parents, enseignants et syndicalistes ont manifesté dans plusieurs villes, sans incident majeur, pour réclamer des moyens, sous la surveillance des forces de sécurité dans un climat de tensions et d’affrontements ces derniers jours. A Paris, le cortège parisien s’est élancé vers 14h30 depuis la place de République en direction de Nation. Des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre à la fin de ce cortège.
Au total, 891 lycées sur les 3 700 que compte la France ont vu leurs cours “suspendus, soit totalement, soit partiellement, toutes causes confondues”, a précisé de son côté le ministère de l’Education.
Le gouvernement de Pedro Sánchez fait aujourd’hui partie de la petite minorité d’exécutifs progressistes de l’Union européenne, avec le Danemark, et peut-être la Suède, où aucun des deux blocs ne semble l’emporter pour l’instant.
Si le Parti populaire d’Alberto Núñez Feijóo, chef de l’opposition, arrive au pouvoir, comme le prédisent les sondages, l’Espagne rejoindra le groupe des pays dirigés par la droite traditionnelle : le Portugal de Luís Montenegro, l’Allemagne de Friedrich Merz, la Pologne de Donald Tusk ou la Grèce de Kyriakos Mitsotakis. Tous appartiennent au Parti populaire européen (PPE), première force au Parlement européen.
Actuellement, sur les 27 chefs d’Etat ou de gouvernement qui composent le Conseil européen, dix font partie du PPE. Seuls Pedro Sánchez, la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le Maltais Robert Abela appartiennent à la famille sociale-démocrate (S&D). Les autres membres appartiennent soit au groupe des Conservateurs et réformistes européens, comme la dirigeante d’extrême droite italienne Giorgia Meloni, soit au groupe centriste et libéral Renew Europe, comme le Français Emmanuel Macron.
En cas de défaite électorale de Pedro Sánchez, Mette Frederiksen et Robert Abela deviendraient les seuls dirigeants sociaux-démocrates des Vingt-Sept, ce qui confirmerait la domination de la droite démocrate-chrétienne lors des réunions du Conseil et le recul du centre gauche.
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Le Rassemblement national (RN) a fait son entrée dans les instances du Sénat, une première, après sa percée aux élections sénatoriales. Avec 15 sénateurs, le RN et ses alliés de l'Union des droites pour la République (UDR) obtiennent en effet un poste de vice-président. Ils l'occuperont à tour de rôle avec deux autres groupes lors des trois prochaines années.
Le sénateur RN du Pas-de-Calais Christopher Szczurek, désigné par son groupe, pourra donc diriger des séances dans l’hémicycle à partir du 1er octobre 2028, en tant que vice-président. En attendant, il occupera pendant deux années le poste de secrétaire du bureau, selon les accords noués lors d’une réunion des présidents de groupe.
Le règlement du Sénat prévoit une représentation proportionnelle des différents groupes parlementaires au sein du Bureau. Arrivé ex aequo avec le groupe des Indépendants et le groupe écologiste, avec 15 membres chacun, le groupe d’extrême droite doit donc partager ce poste-clé avec ces deux autres formations.
L'extrême droite allemande a remporté la présidence de son premier Parlement régional depuis 1945, en Saxe-Anhalt, un mois après une victoire écrasante dans les urnes contre les conservateurs du chancelier Friedrich Merz.
Lors d’un vote à bulletins secrets, 48 députés ont voté pour le candidat investi par l’AfD Tobias Rausch, 29 contre, et 5 se sont abstenus. Cette majorité absolue, pour une assemblée comptant 83 sièges, est supérieure au niveau attendu, les 39 députés d’extrême droite n’ayant reçu publiquement le soutien que des cinq députés de la petite formation d’extrême gauche pro-russe (BSW).
En décembre, la figure de proue régionale de l’AfD, Ulrich Siegmund, 35 ans, tentera d’obtenir la confiance de l’assemblée pour prendre la tête de l’exécutif régional. Celui-ci souhaite être élu par les députés dès le premier tour, à la majorité absolue. Il lui faudra pour cela compter sur au moins trois transfuges d’autres formations, bien que jusqu’ici aucun parti n’ait accepté de collaborer avec l’AfD.
Le groupe américain de cinéma et télévision Paramount Skydance a finalisé l’acquisition de son concurrent Warner Bros Discovery (WBD), pour former une nouvelle entité rebaptisée Skydance qui ambitionne de rivaliser avec les géants du streaming.
L’absorption de WBD par Paramount Skydance pour 110 milliards de dollars entraîne la radiation des titres Warner Bros Discovery. La Bourse électronique Nasdaq a indiqué que les actions étaient déjà officiellement suspendues et radiées. Le groupe fusionné sera désormais coté sous le nom Skydance, avec l’abréviation SKYD.
C’est l’aboutissement d’une campagne entamée il y a treize mois environ avec une première offre de Paramount Skydance (PSKY). Après une bataille avec la plateforme de vidéo à la demande Netflix et plusieurs revirements, PSKY a fini par l’emporter. WBD apporte la plateforme de streaming HBO Max, le studio Warner Bros, les droits de franchises cinématographiques à succès comme Harry Potter et un portefeuille de chaînes, dont CNN et Discovery.
Paramount Skydance contrôle déjà le studio Paramount, la chaîne CBS, la plateforme de vidéo en ligne Paramount+ et les franchises cinématographiques Transformers, Mission: Impossible ou Star Trek.
Pour financer l’opération, Paramount Skydance prévoit de lever près de 52 milliards de dollars de dette, un montant colossal qui va s’ajouter à celle de Warner Bros Discovery, déjà importante (plus de 32 milliards de dollars). Ce montage inquiète certains investisseurs, Paramount Skydance ne dégageant jusqu’ici qu’un faible flux de trésorerie par trimestre.
Une partie de l’industrie du cinéma et de la télévision craint que cette union n’engendre une casse sociale, Paramount Skydance tablant sur 6 milliards de dollars d’économies par an d’ici trois ans. Après avoir assigné PSKY en justice, les procureurs de 12 Etats américains ont obtenu que l’entreprise s’engage à augmenter ses dépenses de production de 300 millions de dollars par an.
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Cinq mille arrestations en une semaine, dont 85 % de mineurs. Un lycéen de quinze ans a la main arrachée, et un préfet nous rassure : ses jours ne sont pas en danger. Voilà comment la République du 6 octobre 2026 accueille sa jeunesse.
Main arrachée, yeux blessés, mâchoire fracturée, et une tentative de noyade que le parquet conteste : le bilan d’une semaine tient en une liste, et cette liste concerne des gamins. Il y a des casseurs et des émeutiers, je ne l’ai jamais nié. Mais face à des mineurs, la force publique n’a pas le droit de se servir d’eux comme d’un alibi. Reste le matériel : des grenades de désencerclement, des policiers sans matricule RIO lisible, un préfet qui minimise, lui qui fut directeur de cabinet d’Emmanuel Macron. Quant à la phrase prêtée à Laurent Nuñez, « aucune consigne de retenue », si elle est exacte, elle ne relève plus de la bavure mais d’une doctrine. Les préfets, eux, convoquent les familles sans le moindre cadre légal : on remplace la loi par le règlement, comme sur les plateformes. Un proviseur, seul sous les mortiers, a pourtant fait reculer des élèves sans police ni LBD. Il suffisait de se montrer résolu, et de parler.
« Un État, c’est pareil, ça se retient. On ne mutile pas, on n’écorche pas, on n’enlève pas les yeux, encore plus quand il s’agit de mineurs. »
4:01 — Lycéens mutilés : le bilan d’une semaine de répression
11:01 — « Ses jours ne sont pas en danger » : la main arrachée
15:12 — CRS à la Sorbonne, proviseur sous les mortiers
19:28 — Nuñez : « aucune consigne de retenue », et Thévenot esquive
Pendant que les lycées s’embrasent, la porte-parole du gouvernement déplore les blessés sans jamais désigner la police. Le ministre de l’Éducation, lui, arbore son ruban Octobre rose, plaide la « continuité » de l’institution et ouvre un site de doléances. Je n’y vois pas de la maladresse, mais un pouvoir qui ne sait plus qu’il vit un changement de régime. Valérie Pécresse sort l’argument comptable : 1,9 milliard d’euros investis dans les lycées d’Île-de-France. Si ces problèmes étaient réglés, madame, il n’y aurait pas tout ce monde dans la rue. Et le graphique du budget par étudiant de l’enseignement supérieur, en baisse de 20 % depuis 2017, dit le reste. Pendant ce temps, la gendarmerie s’équipe d’un blindé Centaure dont la mitraillette se pilote de l’intérieur : l’argent manque pour l’amphithéâtre, jamais pour la tourelle. Ne pensez pas que c’est un échec, c’est voulu.
24:07 — Un ministre de l’Éducation en visio pendant que les lycées brûlent
49:56 — Pécresse défend son bilan sur les lycées face à Mélenchon
56:46 — Blindé Centaure et budget par étudiant en baisse de 20 %
Quand les lycéens ne parlent pas assez docilement, on leur en fabrique. Tibo Inshape appelle au calme en disant « perdre ses sponsors », mais il ne prononce pas le mot « violences policières ». Cela n’a rien d’étonnant : il est payé pour promouvoir le SNU, et je le tiens pour un outil de propagande du gouvernement. Sur le plateau de Quotidien, le « porte-parole lycéen » est étudiant à Sciences Po et adhérent de Renaissance : on ne trouve pas plus authentique. Et lorsque Alexandre Benalla en personne qualifie la répression de « folie pure », le message est clair : les macronistes ne comprennent plus le pays qu’ils dirigent. Couper Internet n’a jamais éteint une révolte, ça l’a nourrie. Il aurait fallu s’en rendre compte avant de travailler pour eux.
32:19 — Tibo Inshape appelle au calme : Alexis démonte sa vidéo
39:23 — Quotidien, faux porte-parole lycéen, CRS « Mbappé » et Benalla
46:12 — Même Benalla juge la répression « folie pure »
Brûler un camion de pompiers n’a jamais fait reculer un gouvernement : cela offre un prétexte à ceux qui rêvent d’un système plus coercitif. Branco conseille aux étudiants de ne pas devenir les idiots utiles de la répression, et je le suis sans réserve. La colère ne vaut que si elle débouche sur du pouvoir rendu : démocratie directe, RIP constituant, lutte contre la corruption, voilà la matière de « Transformer la colère ». Reste un camp souverainiste éparpillé, et ce mur des 500 signatures que seule une union, comme celle que porte Philippe Murer, peut franchir.
1:06:19 — Transformer la colère : démocratie directe, union souverainiste
Un pouvoir qui blesse des enfants puis se félicite qu’ils ne soient pas morts a déjà perdu la bataille du sens. Il reste à gagner celle de la suite.
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