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Depuis le début du mouvement de la jeunesse, la réponse du gouvernement est marquée par une répression extrêmement violente : interpellations massives, gazages, coups de matraque, tirs de grenades lacrymogènes à bout portant, usage de LBD et de tasers contre des jeunes dont l’immense majorité sont mineur·es. Plus de 5 000 personnes, principalement des mineur·es, ont déjà été interpellées, signe d’un niveau de répression sans précédent.
Cette répression a déjà eu des conséquences dramatiques. À Tours, un lycéen de 16 ans a perdu l’usage d’un œil après un tir de LBD à bout portant. À Lens, un jeune de 15 ans a perdu une main après l’explosion d’une grenade de désencerclement. Pour Attac, cette réponse sécuritaire est inacceptable. Des jeunes qui revendiquent davantage de professeur·es, des établissements dignes et de meilleures conditions d’études doivent pouvoir exprimer leur colère sans risquer d’être blessé·es ou mutilé·es.
Ces violences ne sont pas des faits isolés. Amnesty International a dénoncé dès le 2 octobre un usage disproportionné de la force contre les mobilisations lycéennes et demandé la suspension des LBD. Ces alertes rejoignent celles, répétées, de l’ancienne Défenseure des droits Claire Hédon et de plusieurs instances de l’ONU sur l’usage en France d’armes de maintien de l’ordre susceptibles de provoquer des blessures graves.
Le gouvernement répond par la répression à une jeunesse qui subit pourtant depuis des années la dégradation du service public de l’éducation. Le projet de budget 2027 poursuit cette politique d’austérité. Attac réaffirme son soutien total au mouvement lycéen et étudiant, exige la fin immédiate des violences policières et défend un autre budget de justice sociale et écologique permettant de répondre à leurs revendications.
Cette pétition demande notamment l’interdiction des LBD 40, des grenades explosives et de désencerclement, des pistolets à impulsion électrique, ainsi que des techniques d’immobilisation présentant un risque d’asphyxie. Faire interdire ces armes lors des mobilisations lycéennes serait une première victoire et un point d’appui pour obtenir leur interdiction généralisée.
Pour Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac, « nous ne pouvons pas attendre que de nouveaux drames se produisent. Il est urgent de protéger nos enfants, nos élèves et leur droit à manifester et à exprimer leurs revendications ».
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