AU PROGRAMME C’est la fin de l’été, Marseille tire la gueule. Il y a ceux qui, de retour, auraient préféré y rester et, plus en berne encore, ceux qui, n’étant pas partis, ne se sont pas remis d’un assaut estival toujours plus fourni de touristes débarqués du monde entier – et bientôt de New York, avec l’ouverture d’un vol direct à la saison prochaine. La désormais hype marseillaise flatte ses troupes autant qu’elle les agace. Certains préfèrent en rire, d’autres voudraient bien que la municipalité trouve la bonne formule pour que chacun y trouve sa place, si ce n’est son compte.
C’est la rentrée, on ressort les cartables et les urnes. Si chaque écurie aligne ses jockeys en vue des sénatoriales du 27 septembre – notamment une torera pour la liste RN dans les Bouches-du-Rhône, profil pas vraiment pet friendly –, les regards politiques visent déjà la présidentielle du printemps. Très actif dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, le député LFI marseillais Sébastien Delogu devra faire une escale au tribunal mi-novembre pour se défendre des accusations d’«outrage» dont l’accablent trois policiers en civil, suite à une altercation au pied de l’immeuble de l’élu où ces derniers traquaient un voisin présumé voleur de montre. Le député a, lui, porté plainte pour «violences volontaires», dénonçant même une «supercherie», l’auteur du présumé vol ayant finalement été relaxé, comme l’a appris Checknews.
C’est la rentrée et, loin de Marseille, la guerre n’a pas pris de trêve. A la Friche Belle-de-Mai, la jeune artiste palestinienne Mona Benyamin fait résonner le conflit à travers des vidéos tragicomiques mettant en scène ses parents. A découvrir avant le 26 septembre au centre d’art Triangle-Astérides.