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3 536 milliards d’euros : le montant de la dette publique française est l’éléphant au milieu de ce début de campagne pour l’élection présidentielle de 2027. Celui qui limite toute promesse dispendieuse, qui impose des mesures restrictives forcément impopulaires, qui plonge cette rentrée sous des auspices économiques peu réjouissants.
A moins que… on ne le « foute au feu ». Ou « au frigo », dans la version plus mesurée. C’est la proposition simple (« simpliste » déclament les détracteurs) qu’avance Jean-Luc Mélenchon, dans une revendication du pouvoir d’achat.
Si la majorité des économistes rejette le concept et pointe ses limites, tant théoriques que pratiques, force est de constater qu’il ouvre un débat forcément exigeant sur les mécanismes d’endettement, des marchés financiers, et plus largement sur la réalité de la dépense publique française et son financement. Reste maintenant aux autres candidats d’affûter leurs contre-propositions.
Bonne lecture,
Boris Manenti, journaliste au service Economie & Transitions
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