La revue de presse quotidienne d'un citoyen engagé dans le combat politique et social
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Les prix de l'essence continuent de grimper en France, alors que la situation au Moyen-Orient continue de se dégrader, avec des frappes entre les Etats-Unis et l'Iran. Le gazole se vend en moyenne à 2,29 euros le litre et l'essence SP95-E10 s'affiche à 2,12 euros le litre, des records depuis le début du conflit.
Le prix du gazole s’établit mercredi à 2,29 euros le litre en moyenne, contre 2,27 euros la semaine dernière. Cette moyenne correspond aux prix à la pompe du gazole communiqués ces dernières 24h par 4 451 stations-service à l’État sur environ 9 800 stations en France. L’essence SP95-E10 affiche un prix moyen de 2,12 euros le litre, contre 2,10 euros la semaine dernière. Cette moyenne correspond aux prix à la pompe du SP95-E10 communiqués ces dernières 24h par 3 603 stations-service à l’État sur environ 9 800 stations en France.
Enfin, l’essence SP98 atteint 2,21 euros le litre en moyenne, contre 2,19 euros la semaine dernière. Cette moyenne correspond aux prix à la pompe du SP98 communiqués ces dernières 24h par 246 stations-service à l’État sur environ 9 800 stations en France. Les prix de l’essence et du gazole ont subi une forte hausse depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz. Ces carburants étaient autour de 1,72 euro le litre, le 27 février dernier, la veille des premières frappes israélo-américaines en Iran.
Après la récente et nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, Amnesty International réclame une enquête afin de déterminer si des attaques de la coalition israélo-américaine survenues en mars dernier constituent des crimes de guerre. Dans un rapport publié mardi 8 septembre, l'ONG a analysé l'impact de trois frappes israélo-américaines intervenues en mars dernier à Téhéran, entre le 1er et le 13 mars dernier.
À partir de photos satellites et d’une soixantaine de vidéos, Amnesty International a relevé trois bombardements qui ont ciblé des commissariats de police et un bureau des Bassidj, une milice de nervis au service du pouvoir iranien. Ces frappes ont eu lieu dans les quartiers densément peuplés de Niloufar, Resalat et Javadieh. À chaque fois, il y a eu des morts et des blessés civils, des immeubles d’habitation, des commerces, des restaurants détruits dans un périmètre de 100 mètres autour de l’objectif des Etats-Unis et d’Israël.
Amnesty International rappelle l’obligation des belligérants de minimiser l’impact des bombardements sur les civils et leurs infrastructures, notamment en les prévenant à l’avance pour qu’ils aient le temps d’évacuer et de se mettre à l’abri. Sur ces trois frappes documentées, l’ONG soupçonne la coalition israélo-américaine d’usage indiscriminé de la force, ce qui pourrait constituer des crimes de guerre.
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François Bayrou doit comparaître devant la cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires d’eurodéputés du MoDem. L’ancien maire de Pau avait été relaxé en première instance, en février 2024, avant d'être nommé Premier ministre par Emmanuel Macron. Mais le parquet avait fait appel de la décision.
Comme en première instance, François Bayrou est poursuivi aux côtés de 13 autres prévenus : l'ex-garde des Sceaux Michel Mercier, cinq anciens eurodéputés (dont Jean-Luc Bennahmias), trois cadres et un assistant parlementaire de l'époque. Le parti de François Bayrou, l'Union pour la démocratie française (UDF), devenu le Mouvement démocrate (MoDem) en 2007, est également poursuivi en tant que personne morale.
François Bayrou est poursuivi pour complicité de détournement de fonds publics. Il est soupçonné d’avoir utilisé entre 2005 et 2017 des fonds européens pour rémunérer des assistants parlementaires qui travaillaient en réalité pour l’UDF puis pour le MoDem. En cause, onze contrats supposément d’assistants parlementaires conclus entre 2005 et 2014, pour un total de 300 000 euros – dix contrats pour 250 000 euros ont finalement été retenus en première instance. François Bayrou, qui était à la tête du parti avec Marielle de Sarnez (décédée en 2021), est soupçonné d’avoir été le “décideur” du “système”, quand Michel Mercier en aurait été un “rouage essentiel” comme trésorier.
La thèse n’avait convaincu qu’à moitié le tribunal correctionnel. Les juges ont reconnu en première instance un détournement, mais selon eux, “il ne ressort d’aucune pièce” du dossier que François Bayrou a demandé aux cinq députés européens “d’employer fictivement des assistants parlementaires”. Tous les anciens eurodéputés et Michel Mercier ont été condamnés à des peines de dix à dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis, deux ans d’inéligibilité avec sursis et des amendes de 10 000 à 50 000 euros d’amende. L’UDF et le MoDem ont écopé de 100 000 euros et 300 000 euros ferme.
Donald Trump surenchérit dans son conflit commercial avec le Canada. Le président américain a interdit l’importation de certains produits canadiens aux États-Unis. Il a également relevé les droits de douane sur d’autres marchandises.
Cette riposte intervient alors que le Canada vient d’imposer de nouveaux droits de douane sur des produits américains. Le 22 août, Washington avait déjà mis en place des surtaxes de 50% à l’encontre des produits canadiens.
Le ministre canadien en charge des relations entre les deux pays, Dominic LeBlanc, a déclaré sur X que son pays “évaluait” ces mesures “injustifiées”. Il a dit être en contact avec le représentant de la Maison Blanche au Commerce, Jamieson Greer. Aucune sortie de crise ne semble se dessiner pour le moment.
Après cet été et les incendies à répétition, la fatigue des sapeurs-pompiers se transforme en colère. Bien que réquisitionnables, les pompiers sont en grève depuis mardi 7 septembre et réclament plus de matériel et d'effectifs. Ils manqueraient à l'appel 21 000 professionnels.
Autre attente, une clarification de leur mission toujours plus nombreuse. Ce mardi 7 septembre, le ministère de l'Intérieur dévoilait une réforme à ce sujet. Parmi les mesures proposées, une protection juridique renforcée, des absences facilitées et des droits nouveaux pour les pompiers volontaires.
Problème pour les syndicats, l'essentiel n'y est pas. Xavier Boy, porte-parole de l’intersyndicale des pompiers, déclare : “Nous étions en droit d'attendre une réforme ambitieuse. Nous sommes déçus. On nous avait annoncé une rénovation de fond. Nous découvrons aujourd'hui un catalogue de mesures qui relève davantage du choix du papier peint que de la réparation des fondations.”
Le cabinet du ministre assure continuer à travailler au financement des services de secours. La grève des pompiers, elle, continue et doit se poursuivre jusqu'au 20 octobre.
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