La revue de presse quotidienne d'un citoyen engagé dans le combat politique et social
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Dans une note intitulée “Vigilance orange sur la croissance”, l’Insee a fortement abaissé sa prévision de croissance pour 2026. Elle passe à 0,4% du produit intérieur brut, contre 0,7% auparavant. Cette nouvelle prévision marque aussi un ralentissement par rapport à la croissance de 0,9% en 2025. Si ce chiffre se confirmait, il s’agirait de la plus faible croissance depuis 2012, hors Covid.
L’Institut national de la statistique avance plusieurs explications : “Les épisodes caniculaires de l’été coûteraient 0,1 point de croissance annuelle à l’économie française en 2026, essentiellement en raison de la baisse de la production agricole”, et “la fermeture du détroit d’Ormuz à partir de mars, par lequel transitent environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, a un peu entravé cette dynamique”.
“A rebours de ses voisins” et “contrairement au reste de l’Europe, l’activité a fléchi cet hiver et est restée étale au printemps”, a souligné Dorian Roucher, responsable du département de la conjoncture de l’Insee. D’ici la fin de l’année, “la France renouerait avec une timide croissance”, mais “en moyenne annuelle, elle ferait pâle figure à côté de ses voisins”, avec une croissance “trois fois moins” importante que “les voisins de la zone euro ou le Royaume-Uni”.
L’Insee table ainsi en France sur une croissance de 0,1% au troisième trimestre, et 0,2% au quatrième, après -0,2% au premier trimestre et 0,0% au deuxième. L’inflation, qui a atteint 2,4% en août, continuerait d’augmenter pour atteindre 2,9% en France en fin d’année.
Le pouvoir d’achat des ménages reculerait par ailleurs de 0,4% sur l’année, sous l’effet de la baisse de l’emploi salarié et de l’atonie des salaires réels. Pilier traditionnel de la croissance française, la consommation des ménages ralentirait (+0,3% sur l’année), après des années 2024 et 2025 déjà peu dynamiques.
Du côté des investissements, celui des entreprises serait “plombé par des perspectives de demande atone et un coût du capital en hausse” et repasserait dans le rouge en 2026 (-0,3%), tout comme celui des ménages (-1,3%).
Le prix de référence du gaz va de nouveau augmenter au 1er octobre, de 6,3%, pour une majorité de ménages français en raison d’une augmentation des prix sur les marchés du gaz de gros au mois d’août, annonce la Commission de régulation de l’énergie.
Le “prix repère de vente de gaz”, boussole du marché qui aide les fournisseurs à fixer le montant de leurs offres et les consommateurs à les comparer, atteindra les 182,88 euros TTC du mégawattheure en moyenne. Ce tarif avait déjà fortement augmenté le 1er septembre, de 5,6%, dans un contexte de crise latente au Moyen-Orient.
“Cette hausse est due quasi exclusivement à la guerre et aux routes d’acheminement du gaz qui ont été bloquées”, explique Nicolas Goldberg, expert énergie chez Colombus Consulting et Terra Nova.
La fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel passait un cinquième de la production mondial de gaz naturel liquéfié, oblige les pays à se tourner vers d’autres fournisseurs. Quelque 6 millions de foyers ayant souscrit à une offre indexée sont concernés par de possibles hausses mensuelles.
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Le président américain Donald Trump, qui s'exprimait à Dallas lors d'une convention du parti républicain, a promis le versement d’un dividende de 5 000 dollars par adulte américain en cas de victoire de son camp lors des élections de mi-mandat du 3 novembre.
Les Etats-Unis comptent environ 267 millions de citoyens adultes. Le coût total d’une telle mesure pourrait dépasser les 1 330 milliards de dollars. Une somme difficile à financer, alors que le déficit budgétaire atteint les 1 800 milliards de dollars, sur un budget de 6 280 milliards, pour l’année 2026.
Le vice-président J.D. Vance a suggéré que les nouveaux droits de douane imposés par Washington pourraient financer la promesse électorale mais Donald Trump ne peut pas décider unilatéralement d’un tel cadeau, au regard de la Constitution américaine. Les élus du Congrès, dont les deux Chambres adoptent le budget, pourraient bloquer la mesure.
Les lois fédérales interdisent les dépenses visant à influencer le vote. Lors de l’élection présidentielle américaine de 2024, le patron de Tesla Elon Musk avait déjà fait une promesse de ce type. Le milliardaire avait annoncé distribuer un million de dollars “au hasard”, une fois par jour, à un électeur inscrit dans un des sept Etats clés, en échange de la signature d’une pétition conservatrice. Plusieurs personnes avaient ainsi reçu un chèque de la part du milliardaire.
Une promesse alors jugée illégale par les juristes dont plusieurs considèrent néanmoins que la proposition du président diffère de celle d’Elon Musk car le paiement est une promesse faite à tous les Américains et non pas une incitation à voter d’une certaine façon.
Dans une lettre adressée à l’Arcom, l’autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, Laurent Nuñez menace CNews de “sanctions pénales” si Xenia Fedorova refait son apparition sur l’antenne de CNews.
Cette décision constituerait un “contournement” des mesures prises par l’Etat français, “ainsi qu’une facilitation des actions d’ingérence qui lui sont reprochées”. “Il me semblait opportun de porter à votre connaissance cette analyse, sans préjudice des poursuites pénales qui pourront être engagées”, dit aussi Laurent Nuñez au président de l’Arcom, Martin Adjari.
Près de deux mois après avoir reçu un arrêté d’expulsion du territoire français et vu ses avoirs gelés par le ministère de l'Intérieur, Xenia Fedorova s'apprête à reprendre du service sur CNews. Un présentateur de la chaîne a annoncé le 2 septembre en direct qu'elle “pourra revenir très prochainement sur l'antenne pour livrer son analyse, son expertise, en visio”.
Aucune date n’a pour le moment été précisée. “Il y a encore quelques points à vérifier. J’espère que je ne vais pas attendre trop longtemps pour reprendre car ce sera un plaisir pour moi de revenir”, a réagi la principale intéressée dans une vidéo diffusée par le média Omerta.
La journaliste est accusée par les autorités françaises d’être “un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes” pour “déstabiliser l’ordre public” en France. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a notamment qualifié à plusieurs reprises la ressortissante russe de “propagandiste patentée qui sert de relais à la désinformation du Kremlin”.
La compagnie ferroviaire française ne pourra pas lancer ses TGV sur les lignes dans le pays avant le “deuxième trimestre 2028”. Ce report est notamment lié à “la livraison des matériels roulants ainsi que leur processus d’homologation et d’autorisation en Italie, qui est plus complexe qu’en France”, selon un porte-parole de SNCF Voyageurs.
La SNCF envisageait de lancer à l’automne 2027 pas moins de 18 liaisons entre Turin et Rome, et entre Turin et Venise, via Milan. Mais les 15 nouveaux TGV-M commandés pour le réseau italien ne devraient être homologués et disponibles ni en 2026 ni en septembre 2027.
La filiale italienne de la société prévoit dans un premier temps sept allers-retours par jour entre Turin et Naples et deux entre Turin et Venise, avec des tarifs annoncés comme “compétitifs” sur ces lignes cardinales où Trenitalia, l’opérateur public italien, et le privé Italo se livrent déjà une vive concurrence.
La SNCF n’opère pour l’instant que sur la ligne internationale Milan-Paris, qui restera la seule active entre-temps. “Ces quelques mois de retard ne remettent pas en question ce projet de long terme” et SNCF Voyageurs “reste pleinement engagé dans ce projet et convaincu de la valeur qu’il générera”, a souligné son porte-parole.
Un mot, un seul, prononcé sur le service public un jeudi soir de septembre — et le replay disparaît avant même que la nuit ne tombe. Pendant ce temps, le litre d’essence grimpe à 2,72 euros à Angers, le gouverneur de la Banque de France explique la panne de croissance par la canicule, et Édouard Philippe trouve qu’un président fraîchement élu mériterait des vacances. Dix ans de macronisme, ça ressemble à ça : un pays qui étouffe ses mots et maquille ses chiffres en même temps.
Adèle Haenel avait une carte blanche à La Grande Librairie. Elle l’a utilisée pour dire que l’État d’Israël commet un génocide en Palestine et que la France est complice. France Télévisions a retiré le replay dans l’heure qui a suivi. Le RN Julien Odoul, lui, a saisi l’Arcom au motif que ses propos n’avaient pas été contredits sur le plateau — une règle absurde qui, poussée jusqu’au bout, obligerait Jean Moulin à laisser Pétain répondre. Ce que je trouve le plus instructif, ce n’est pas la phrase de Haenel, c’est la vitesse du réflexe : la même semaine, le ministre de l’Intérieur Bruno Nunez menace de faire fermer CNews si Xenia Fedorova reparaît à l’antenne, sans base légale selon ses propres avocats. Deux cibles opposées, un seul mécanisme : quand une parole dérange le pouvoir, l’appareil d’État se met en mouvement, peu importe l’orientation politique de la voix qu’on veut faire taire.
▶ 03:47 — France Télévisions censure Adèle Haenel sur Gaza
▶ 1:00:19 — Adèle Haenel accuse Israël de génocide, France Télévisions censure
▶ 1:07:49 — Braun-Pivet excédée, Glucksmann parodié, Nunez menace CNews
Les Houthis viennent de faire exploser un pipeline saoudien près de Bab el-Mandeb. L’escalade dépasse désormais le seul détroit d’Ormuz, et Donald Trump, empêtré dans ses midterms, refuse pour une fois de frapper à la demande de Mohammed Ben Salman. Vingt-cinq ans après le 11-Septembre, dont on commémorait l’anniversaire cette semaine, les zones d’ombre du dossier n’ont jamais été éclaircies et la guerre contre le terrorisme a laissé un héritage qu’on ne peut plus ignorer : elle a engendré d’autres groupes terroristes qu’Al-Qaïda, qui prospèrent encore, de l’Irak à la Syrie actuelle. On appelle ça une politique étrangère. Moi j’appelle ça une fabrique à catastrophes qui tourne depuis un quart de siècle.
▶ 55:51 — Les Houthis frappent l’Arabie saoudite, Trump s’enlise en Iran
C’est la canicule, zéro virgule un pour cent. Voilà l’explication que le gouverneur de la Banque de France a servie pour justifier la révision à la baisse de la croissance française — comme si dix ans de désindustrialisation, de suppression de postes et de renoncement industriel pouvaient s’imputer à un thermomètre. Les chiffres de l’INSEE, eux, ne mentent pas : croissance à 0,4 %, chômage à 8,6 %, inflation à 2,9 %, un pays isolé du reste de la zone euro. Pendant ce temps, Thierry Breton théorise sur LCI une « discipline » budgétaire inspirée du modèle allemand — une bonne dictature centriste, en quelque sorte, qui évacuerait purement et simplement le débat démocratique. Et à la pompe, le carburant a grimpé à 2,72 euros, conséquence directe des sanctions contre la Russie et de l’achat de GNL américain hors de prix. La ministre Maud Bregeon ose affirmer que les Français n’ont pas besoin qu’on leur rappelle d’éteindre la lumière — alors que la consommation de carburant a chuté de 8 % par contrainte budgétaire, pas par vertu civique. Moins taxer les Français, ça, en revanche, ce n’est jamais le choix qu’on fait : le gouvernement préfère renvoyer chacun vers une aide de 100 euros plutôt que de toucher aux taxes sur l’essence.
▶ 09:00 — Vacances pour Philippe, « dictature centriste » selon Breton
▶ 17:57 — La Banque de France blâme la canicule pour la croissance en berne
▶ 35:12 — Carburant à 2,72€ : Maud Bregeon nie la crise énergétique
▶ 41:10 — La France, homme malade de l’Europe : les chiffres INSEE
Emmanuel Macron enchaîne les sommets — l’espace, les Lumières, un discours à la Sorbonne sur l’avenir de l’Europe — dans ce qui ressemble de plus en plus à un testament politique avant une reconversion bruxelloise auprès d’Ursula von der Leyen. Fabien Roussel, lui, annonce dans Libération vouloir se présenter en 2027 pour incarner une rupture avec dix ans de macronisme, pendant que le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou va se déguiser en ouvrier, gilet jaune et casque, pour observer la canicule en Espagne. Un théâtre d’ombres pendant que le secteur privé a supprimé 66 000 postes en 2026. Et c’est précisément parce que ce théâtre-là a besoin d’un prétexte que je continue de dire aux Français : restez chez vous. Une nouvelle vague de colère de rue façon gilets jaunes donnerait à Macron l’occasion qu’il attend pour déclencher l’article 16 et suspendre l’élection de 2027. La seule solution aujourd’hui pour en finir avec cette folie, c’est la démission collective, le rester chez soi — et la sortie de l’Union européenne, seule issue crédible face à la flambée du carburant et de l’énergie.
▶ 29:57 — Grève générale contre la rue : le piège de l’article 16
▶ 47:46 — Fabien Roussel candidat en 2027, Farandou déguisé en ouvrier
▶ 52:14 — Macron, l’espace et la Sorbonne : sa campagne parallèle
Un mot censuré, un litre d’essence à 2,72 euros, une croissance imputée au thermomètre : c’est le même pays, la même décennie, le même mensonge qui se répète sous des formes différentes.
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Les Houthis ont pris une île. Quelques kilomètres carrés de caillou yéménite, et avec eux le verrou de Bab el-Mandeb, cette porte étroite par laquelle la mer Rouge se déverse dans le reste du monde. Ils ont accompagné la nouvelle d’une précision qui vaut tout un traité : ils ne menacent pas le commerce international. Pesons la phrase. On ne rassure jamais sur ce qu’on n’a pas les moyens de faire. Cette promesse n’est pas une garantie, c’est un accusé de réception : nous tenons la clé, nous vous disons aujourd’hui que nous ne la tournerons pas, et le mot important de cette phrase est « aujourd’hui ». Un groupe armé non étatique vient d’acquérir un droit de péage moral sur une part du commerce mondial, et il commence par annoncer qu’il ne s’en servira pas. C’est la définition même d’un rapport de force réussi : obtenir le bénéfice de la menace sans avoir à l’exécuter.
La presse a traité l’affaire correctement, et c’est bien ce qui m’intéresse. Correctement, c’est-à-dire dans la bonne case : rubrique international, sous-rubrique maritime, inquiétudes régionales, armateurs, assureurs. Personne n’a songé à la ranger ailleurs. Or je soutiens qu’elle appartient aussi, et peut-être d’abord, aux pages économie françaises — à celles-là mêmes qui, le même jour, ont raconté une tout autre histoire.
Le même jour, donc, le gouvernement a rabaissé sa prévision de croissance : 0,5 % pour 2026, 1 % pour 2027, avec un déficit attendu au-dessus de 5 %. Une prévision n’est pas une mesure, c’est une décision déguisée en météo. On ne « constate » pas la croissance de l’an prochain : on annonce le cadre dans lequel on va demander des efforts. Réviser à la baisse, c’est préparer le terrain des arbitrages, c’est-à-dire des coupes, en les faisant passer pour la conséquence d’un climat. Thierry Breton a critiqué l’exercice, et le débat qui s’est ouvert est resté exactement là où l’exécutif souhaitait qu’il reste : dans la comptabilité. Les chiffres sont-ils crédibles, la trajectoire est-elle tenable, le déficit est-il sincère. Questions légitimes, questions confortables. Aucune ne demande d’où viendra le choc.
Car voilà ce que je ne trouve nulle part dans cette révision : le monde. Une économie européenne ouverte, importatrice d’énergie, dont les flux passent par trois ou quatre goulots d’étranglement sur la planète, voit l’un de ces goulots changer de main, et le document qui organise sa vie budgétaire pour deux ans n’en dit rien. Non par oubli. Parce que l’admettre reviendrait à admettre autre chose : que la souveraineté dont on nous parle à chaque discours s’arrête à la première carte marine venue. Qu’un ministre français peut décider du point d’indice et pas de ce qui transite par un détroit. Il est plus commode de présenter la dégradation comme une fatalité générale — « le contexte », « l’environnement international », ces brouillards syntaxiques — que de nommer les dépendances réelles, parce que nommer une dépendance, c’est s’exposer à devoir en sortir.
Et pendant que la macroéconomie reste à l’intérieur de son tableur, la chose sort par une autre porte. Fabien Roussel appelle à se mobiliser sur les ronds-points contre la hausse des prix de l’énergie et du carburant. Sophie Binet parle d’une colère sociale grandissante. Jordan Bardella aussi. Retenez ce trio : deux syndicalistes et dirigeants de gauche, et l’homme qui se prépare à encaisser. À sept mois de la présidentielle, trois personnes qui ne partagent rien font le même diagnostic, et c’est le signe le plus sûr que le diagnostic est juste — et que la bataille ne portera pas sur les faits, mais sur leur cause.
Là est le vrai enjeu du soir. Le rond-point est le lieu où la géopolitique finit par atterrir, sous la forme la plus concrète qui soit : un plein qui coûte ce qu’il coûte, une facture de chauffage, un salaire qui ne suit pas. Le conducteur qui s’arrête à la pompe ne voit pas Bab el-Mandeb. Il voit un chiffre sur un afficheur. Et la question politique des prochains mois tient en une phrase : qui va lui expliquer ce chiffre. Je ne prétends pas que le prix de son carburant se décide ce matin dans un détroit yéménite ; je dis que la structure qui fabrique ce prix passe par là, que nous n’y pouvons presque rien, et que le gouvernement le sait parfaitement tout en n’en disant rien. Ce silence n’est pas neutre. Il laisse le champ libre.
Car il sera rempli. Il l’est déjà. Quand l’exécutif refuse d’expliquer d’où vient la vie chère, un autre récit s’installe, et celui-là ne parle jamais de chaînes d’approvisionnement ni de dépendance énergétique : il parle d’étrangers, d’assistés, de fonctionnaires, de tout ce qu’on peut désigner du doigt sans jamais toucher à un rapport de force réel. C’est le service que la technocratie budgétaire rend à l’extrême droite depuis des années, gratuitement, en présentant l’économie comme un climat et la politique comme une gestion. On ne se révolte pas contre la météo, mais on se venge sur le voisin.
Vingt-cinq ans qu’on nous répète que le monde est dangereux. On l’a commémoré toute la journée. On n’a pas encore accepté d’en tirer la seule conclusion pratique : un pays qui ne maîtrise ni ses routes ni son énergie n’est pas souverain, il est locataire. Et le budget qu’on nous présente est un bail.
La facture, elle, prend déjà la mer.
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