La revue de presse quotidienne d'un citoyen engagé dans le combat politique et social
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Devant l’Assemblée générale de l’ONU, à New York, Donald Trump a déclaré qu'il devait décider entre “anéantir” l'Iran ou passer un “accord” avec Téhéran. “Je crois que nous passerons un accord juste après les élections” de mi-mandat prévues aux Etats-Unis en novembre, a immédiatement ajouté le président américain. ""J'appelle les pays du monde à isoler l'Iran”, a-t-il ajouté lors de son discours. “Je ne permettrai jamais à l'Iran d'avoir l'arme nucléaire.” Et d'insister : “L'Iran n'aura jamais l'arme nucléaire.”
De son côté, le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi, a assuré lors d'un entretien exclusif à l'AFP à Téhéran que l'Iran “intensifiera” ses représailles en cas de nouvelles attaques américaines. “Notre résistance s'intensifiera assurément, forte de l'expérience acquise”, a-t-il promis. “Cette fois, nous ne nous contenterons pas de riposter mais notre approche sera offensive et l'Amérique regrettera son action et sera plus humiliée que jamais”, a prévenu Hossein Mohebi.
Roland Lescure a entamé la conférence de presse du gouvernement en décrivant une situation “dégradée” et “très dure pour nos concitoyens”, alors que les prix de l’essence et du gazole tournent autour de 2,30 euros le litre. “Nous subissons cette situation”, a déploré Roland Lescure, qui a évoqué une baisse de “volumes de pétrole en circulation dans le monde”, ce qui “fait augmenter les coûts et donc les prix à la pompe”.
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a de son côté assuré que le gouvernement ne profitait pas de la hausse des prix, et que ses recettes n’étaient pas positives.
L’aide pour les grands rouleurs, mise en place en avril et qui permettait à certains ménages modestes de recevoir 100 euros pour se déplacer, va être prolongée jusqu’à la fin de l’année. Elle sera aussi élargie à 5,5 millions de personnes, contre 3 millions jusqu’ici. Désormais, les Français touchant jusqu’à 2 050 euros pour une personne seule, 4 070 euros pour un couple et 6 100 euros pour un couple avec deux enfants pourront en bénéficier, à condition d’effectuer au moins 15 km par trajet entre leur domicile et leur travail ou plus de 8 000 km par an dans le cadre de leur activité professionnelle.
Pour les 1,5 million de personnes qui avaient déjà bénéficié de l'aide entre avril et septembre, cette nouvelle aide sera versée automatiquement. Les autres devront en faire la demande.
Le plafond de la prime carburant, versée à l’initiative des entreprises pour couvrir des trajets domicile-travail, passe de 600 à 1 000 euros.
Le gouvernement a par ailleurs annoncé le maintien du chèque énergie dans le budget 2027, qui sera présenté début octobre. Cette aide, qui varie entre 150 et 277 euros, est normalement versée aux plus modestes, soit 4,2 millions de Français. Le gouvernement souhaite avancer son versement d’avril à janvier.
Le gouvernement a par ailleurs annoncé un prolongement “jusqu’au 31 décembre des aides sectorielles”, correspondant aux pêcheurs, agriculteurs, mais aussi au secteur du BTP. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait déjà officialisé le relèvement de 25 à 35 centimes par litre du montant de l’aide accordée aux pêcheurs français.
Les ministres ont également annoncé une accélération du paiement des aides pour les pêcheurs, ainsi que la création d’un prêt à taux zéro jusqu’à 50 000 euros à partir du 1er octobre pour soulager leur trésorerie. Les aides sur le gazole non-routier seront par ailleurs reconduites pour les agriculteurs (remboursement de 15 centimes par litre) et pour les entreprises du BTP (remboursement de 20 centimes par litre).
Enfin, les aides à domicile pourront bénéficier de l’aide destinée aux grands rouleurs, à condition de parcourir au moins 30 km par jour. Un “bonus territoire ruralité” de 80 euros va aussi être créé pour “plus de 25 000 infirmières libérales”, a annoncé la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, tout en évoquant un possible report du paiement de leurs cotisations Urssaf.
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L’Elysée a annoncé qu’Emmanuel Macron n’assisterait à aucune des messes du pape pendant sa visite en France, du 25 au 28 septembre. Samedi, sur la place de la Concorde à Paris, le président de la République sera toutefois “représenté” par son épouse Brigitte Macron et par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Léon XIV doit célébrer une messe en plein air pour laquelle près de 600 000 personnes sont attendues.
Des informations de presse ont fait état d’un refus du Vatican d’accorder une rencontre à Emmanuel Macron au sein de Notre-Dame de Paris, mais la présidence conteste. “Le président de la République n’a jamais proposé rencontre tête à tête avec le Pape à Notre-Dame. En revanche il avait proposé de rencontrer les pompiers et bâtisseurs de Notre-Dame, mais ça ne se fera pas pour des raisons d’agenda”, a fait savoir l’Elysée.
Le journal La Croix évoquait aussi des raisons politiques derrière les choix du Saint-Siège concernant le programme du pape, et notamment l’adoption récente par la France d’un loi sur la fin de vie, contre l’avis de l’Eglise. “L’agenda législatif n’a pas été un sujet de conflit car déjà dépassé. Le Pape a confirmé sa visite en connaissant l’agenda législatif français”, a balayé l’Elysée.
Les chefs d’Etat et de gouvernement des 26 autres pays de l’Union européenne ont été invités à assister au discours du pape Léon XIV sur l’Europe lundi à Metz, qui sera introduit par Emmanuel Macron, a également annoncé l’Elysée.
La France a autorisé l’avion du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à survoler son territoire dans le cadre de son déplacement vers l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Cette autorisation intervient alors que le Premier ministre israélien est visé depuis le 21 novembre 2024 par un mandat d’arrêt, émis par la Cour pénale internationale, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la bande Gaza. La CPI peut désormais poursuivre les auteurs de crimes commis en Cisjordanie, à Gaza et Jérusalem-Est. Le Premier ministre israélien avait déjà qualifié la CPI de “menace stratégique” pour Israël après sa réélection en mai 2020.
La décision de la Cour pénale internationale a contraint le Premier ministre israélien à limiter ses déplacements. Ce n’est pas la première fois que l’avion de Benyamin Nétanyahou survole la France malgré ce mandat d’arrêt. Ce fut notamment le cas en juillet 2026 ainsi qu’en février, avril et juillet 2025.
En 2025, cinquante ans après la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) permise par la loi Veil, 259 416 avortements ont été pratiqués en France, selon les données de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Au total, 7 219 avortements supplémentaires ont été effectués par rapport à 2024, soit une augmentation de 2,9% par an. La hausse s’établissait à 3,14% l’année passée par rapport à 2023.
Cela correspond à un taux de recours de 17,8 IVG pour 1 000 femmes (‰) âgées de 15 à 49 ans. Le recours à l’IVG se fait majoritairement entre 20 et 29 ans, avec un taux de 29,7‰ entre 20-24 ans, et de 30,3‰ entre 25-29 ans, note le service de statistiques du ministère de la Santé.
La Drees note que le taux de recours à l’IVG est particulièrement élevé en outre-mer (à l’exception de Mayotte, où il est moins élevé que dans certaines régions de l’Hexagone). En moyenne, il est de 33,0‰ dans ces territoires, soit “le double du taux en France métropolitaine”, note l’institution. Ce taux s’élève même à plus de 45‰ en Guadeloupe et en Guyane. Toutefois, il est “probable” que le taux enregistré en Guyane concerne “des femmes non-résidentes, conduisant à un taux de recours surestimé sur la population résidente”, observe le ministère.
La Drees a également identifié d’autres disparités régionales importantes. Au total, 83% des IVG ont lieu dans le département de résidence des femmes concernées et 95% dans leur région de résidence.
Même si ce taux est constant depuis plusieurs années, il varie fortement en fonction des départements. Ainsi, seules 55% des femmes qui vivent dans l’Ain et ont eu recours à une IVG l’ont fait dans ce département, contre 96% pour celles vivant dans les Alpes-Maritimes. “Ces disparités sont à mettre en regard de l’offre de soins disponible dans le département ainsi que dans les départements voisins”, détaille la Drees.
À la tribune de l’ONU, Emmanuel Macron a parlé de souveraineté et de droit international pendant que l’avion de Benjamin Netanyahou, poursuivi pour crimes de guerre, survolait tranquillement l’espace aérien français. À quelques encablures de là, le Parti socialiste s’apprête à départager ses candidats devant moins de votants qu’il n’y a d’habitants dans une ville moyenne. Entre les deux, un gouvernement qui pose en super-héros pour vendre 100 euros de rabais sur le carburant, et un roman primé qui n’a peut-être jamais été écrit par un humain.
Un an après avoir reconnu l’État palestinien à cette même tribune, Emmanuel Macron y est retourné parler de souveraineté et de droit international - et il a laissé, le même jour, l’avion de Benjamin Netanyahou survoler l’espace aérien français, alors que le premier ministre israélien est poursuivi pour crimes de guerre. Les mots d’un côté, l’impunité de l’autre : ça s’appelle macroner, parler haut et ne rien faire. Le président a aussi ressorti son numéro sur les « empires » qui menaceraient la souveraineté des petits pays, en écho au discours martial de Volodymyr Zelensky annonçant une attaque russe imminente contre les pays baltes. Sauf qu’un rapport du renseignement estonien - celui qui devrait le plus s’alarmer, si la menace était réelle - ne relève aucune préparation d’attaque à court terme contre un pays de l’OTAN. Trump, lui, a promis un « deal » entre Poutine et Zelensky sans en dire un mot de plus, avant de brandir la menace d’une « annihilation » de l’Iran. Et quand Macron s’est risqué à répondre en anglais sur ce même dossier iranien, accent picard inclus, le résultat valait le déplacement.
▶ 3:58 — Le dernier discours de Macron à l’ONU et la primaire PS
▶ 39:52 — L’avion de Netanyahou survole l’espace français
▶ 46:08 — L’Estonie contredit l’alarmisme de Macron
▶ 55:36 — Trump et le « deal » flou sur l’Ukraine
▶ 1:03:57 — Trump menace l’Iran d’annihilation
▶ 1:30:17 — L’anglais calamiteux de Macron
Raphaël Glucksmann, que je trouve toujours aussi hors-sol face à la vie réelle des Français, se fait traiter d’agent de l’étranger quand d’autres, autrement plus embarrassants, s’en sortent sans une égratignure. Ségolène Royal a réuni deux cents personnes à Alfortville - un chiffre qui dit tout de l’enthousiasme populaire pour ce scrutin. Derrière le rideau, c’est François Hollande qui pointe comme favori secret du parti, prêt à ressortir son bilan comme on ressort une vieille médaille. L’éviction controversée de Philippe Brun a fini de vider la salle : on attend une centaine de milliers de votants, contre trois millions lors de la primaire de 2011 remportée par - déjà - François Hollande. Un parti qui rétrécit à vue d’œil pendant que le PIB par habitant stagne depuis 2005 et que les défaillances de PME battent des records ; le lien entre l’un et l’autre, personne à la tête du PS ne semble vouloir le tracer.
▶ 12:17 — Charge contre Glucksmann, nostalgie Royal-Hollande
▶ 1:19:08 — Stagnation économique et primaire sous 100 000 votants
Le gouvernement Lecornu a soigné sa mise en scène façon Avengers - Lescure, Bregeon, Farandou et Lecornu alignés pour annoncer le doublement de l’aide « grands rouleurs » à 100 euros sur trois mois face à la flambée du carburant. Le générique tombe à plat dès que Michel Farandou, interrogé sur Total - qui plafonne son gasoil à 2,25 euros alors que le patron de Carrefour, Alexandre Bompard, l’accuse de déséquilibrer tout le marché - lâche la phrase qui résume sa feuille de route : « j’ai pas envie d’embêter Total ». Un ministre du pouvoir d’achat qui refuse de taxer les surprofits ou d’imposer à la major de vendre au même prix à ses concurrents, ce n’est pas une politique, c’est une allégeance. Le même jour, Roland Lescure défend un seuil de 2034 euros au-delà duquel les pensions ne suivraient plus l’inflation - une mesure qui toucherait plus de la moitié des retraités, très majoritairement issus de la fonction publique. Des ministres millionnaires qui trouvent « confortable » une retraite à 2000 euros : c’est le mépris de classe dans toute sa froideur administrative. Ce mépris-là, Alain Minc et Guillaume Erner l’ont involontairement mis en scène en débattant des inégalités à la télévision, sans jamais nommer ce que tout le monde voit : qu’il y a des gens très riches comme Alain Minc, ou comme Emmanuel Macron qui a planqué sa fortune de chez Rothschild, et des gens très pauvres à qui l’on promet 100 euros pour trois mois.
▶ 18:19 — Le gouvernement façon Avengers annonce l’aide carburant
▶ 26:05 — Farandou : « je n’ai pas envie d’embêter Total »
▶ 30:27 — Le seuil des 2000 euros qui désindexerait les retraites
▶ 1:34:09 — Minc, Erner et la fortune planquée de Macron
Il y a une écriture qui ne trompe plus personne : celle des discours creux, qu’ils soient rédigés par une intelligence artificielle ou par Gabriel Attal. Un roman canadien entièrement généré par IA vient de le rappeler, et la comparaison est presque flatteuse pour la machine - elle, au moins, elle ne prétend pas avoir sillonné 1000 bistrots en une soirée, comme Attal l’a fait sous la défense embarrassée de Prisca Thévenot, pour quelques dizaines de participants au total. Même vide, même mise en scène chez Bruno Le Maire, filmé seul devant son chalet dans les Alpes pour annoncer, sans contradicteur, l’avènement d’une sixième République : un texte qui sonne comme un prompt mal corrigé, et qu’il faudrait débrancher avant qu’il ne se prenne pour de Gaulle. Quand Attal esquive en interview la question de l’usage de l’arme nucléaire s’il devenait président, ou défend d’étendre la dissuasion française à d’autres pays européens sans consulter les Français, on comprend qu’il n’y a pas plus de contenu derrière le bouton rouge que derrière les 1000 bistrots. Édouard Philippe, lui, a préféré le tacler dans un livre : élu parisien sans ancrage local, comparé à Balladur, l’inexpérience mise à nu - jusqu’à la pique de Yaël Braun-Pivet sur leur « combat de coqs ». Ce que je reproche à Emmanuel Macron dans cette histoire, c’est d’avoir, par pure mesquinerie, fait sauter l’émission télévisée où devait apparaître son ancien Premier ministre - le geste d’un homme qui a besoin de rabaisser ceux qu’il a un jour dominés. Le même jour, la justice française condamnait à trente ans de prison le djihadiste Garrido, tandis que l’Élysée déroulait le tapis rouge à Ahmed al-Charaa, ex-djihadiste devenu président de la Syrie : il n’a simplement pas choisi le bon clan. Pendant ce temps, chez Grasset, le prix du roman Fnac récompensait un livre suspecté d’avoir été entièrement rédigé par une IA grâce à l’outil Pengram, écho d’un polar américain préacheté deux millions de dollars et qui s’est effondré pour la même raison.
▶ 7:30 — Un roman écrit par IA, les 1000 bistrots d’Attal
▶ 35:59 — Bruno Le Maire filme seul un discours sur une « 6e République »
▶ 1:00:25 — Un roman suspecté d’avoir été écrit par une IA
▶ 1:10:19 — Gabriel Attal moqué sur le bouton nucléaire
▶ 1:23:22 — Édouard Philippe démolit Gabriel Attal dans un livre
▶ 1:26:27 — Macron humilie Philippe, la justice à deux vitesses
Entre le roman sans auteur, le ministre sans courage face à Total et le président sans mémoire face à ses anciens Premiers ministres, une seule constante traverse cette journée : le vide se maquille toujours en mise en scène.
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