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La faf patrouille.
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Une caméra piéton qu’on laisse allumée, un policier municipal qui vomit des horreurs racistes en service, un maire RN qui fait mine d’oublier que l’intéressé, également membre du parti lepéniste, officiait à titre bénévole pour la sécurité de Jordan Bardella… Le début de campagne, déjà laborieux, de Marine Le Pen n’avait pas besoin d’un coup de projecteur si puissant sur l’arrière-boutique de sa PME familiale, rappelant que la « normalisation » tant souhaitée est encore loin d’être achevée. La candidate du Rassemblement national peut toutefois se rassurer : elle n’est pas la seule à vivre une rentrée compliquée.
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Le candidat de Place Publique à la primaire organisée par le PS, Raphaël Glucksmann, voit aussi les difficultés s’enchaîner. Pris à partie à Paris lundi lors d’une manifestation pour l’instauration d’une loi intégrale contre les violences sexuelles, l’eurodéputé essuie les critiques de plusieurs socialistes pour son refus d’élargir la compétition à François Ruffin, renvoyant (encore) l’image d’un candidat fuyant l’adversité. Qui plus est en mobilisant des arguments facilement démontables, lesquels l’enfoncent dans une position de plus en plus inconfortable.
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Une sorte de fébrilité qui s’observe également du côté de l’exécutif. Tout occupé à bâtir un budget qui ne serait pas sacrifié sur l’autel de la campagne (bon courage), Sébastien Lecornu s’est plus qu’agacé de voir ses pistes d’économies fuiter dans la presse, et alimenter la guerre qui agite le bloc central en vue de la présidentielle. Au point d’avoir saisi la justice dans l’espoir que les agents attachés au si précieux droit à l’information se fassent, aussi, rattraper par la patrouille.
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Romain Herreros, chef du service politique du HuffPost
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