La planète brûle, les prix flambent : la mobilisation doit continuer !
Ce samedi 26 septembre, partout en France, nous avons marché pour le climat. Plus de 1 085 organisations avaient signé l’appel, dont tous les partis qui composent le Nouveau Front populaire.
Cette mobilisation était nécessaire. Plus de 8 000 personnes sont mortes des conséquences des épisodes caniculaires de cet été. Selon Météo-France, ce fut l’été le plus chaud enregistré en France depuis le début des mesures en 1900, avec un record de surfaces brûlées et une sécheresse exceptionnelle.
Dans le même temps, les tensions géopolitiques font exploser les prix à la pompe : 2,40 € pour le diesel et 2,20 € pour le sans-plomb. Ces prix plongent dans la précarité les travailleurs et les familles, celles et ceux qui sont contraints de prendre leur voiture pour travailler ou simplement faire leurs courses. La colère gronde.
Nous en sommes là parce que nous n’avons rien anticipé. Rien n’a été fait depuis les années 1970 pour sortir de notre dépendance mortifère aux énergies fossiles, qui polluent notre atmosphère, nous rendent malades et réchauffent la planète.
Pourtant, des solutions existent. Les signataires de l’appel portent un triple plan : un plan d’urgence, un plan d’adaptation et un plan d’atténuation.
Un plan d’urgence pour :
- Interdire le travail en période de canicule. On ne doit plus mourir en couvrant des toits ou en travaillant dans les champs quand il fait plus de 43 °C.
- Rénover massivement les logements, les écoles, les Ehpad et les hôpitaux, et les adapter aux canicules à venir.
- Bloquer les prix du carburant à deux niveaux : 1,50 € pour celles et ceux qui utilisent leur véhicule pour travailler, et 2 € pour les autres. Ce blocage entraînerait mécaniquement une baisse des marges de TotalEnergies, qui a engrangé 11,2 milliards d’euros de bénéfices sur les six premiers mois de l’année.
Mais nous ne pouvons pas nous contenter de réagir à l’urgence. Il faut organiser la bifurcation écologique, réduire nos émissions de gaz à effet de serre et adapter nos villes. Développer les transports en commun et le leasing social pour les véhicules électriques, relancer le plan vélo, organiser la rénovation thermique des bâtiments, réduire notre consommation de viande et végétaliser nos villes.
L’été a démontré le basculement en cours. La marche du 26 septembre était une étape. Le camp de l’émancipation doit en prendre toute la mesure et penser l’avenir autrement.
Hendrik Davi