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La revue de presse quotidienne d'un citoyen engagé dans le combat politique et social

VU DU DROIT - Quand Mathieu Pigasse oligarque français et pillard du Venezuela « rallie » LFI - Dimanche 23 août 2026

   

Mathieu Pigasse joue cartes sur table. L’oligarque français « de gauche » (faut pas croire), qui a déjà martyrisé les Grecs en « restructurant » la dette de leur pays à la demande de l’UE au profit des fonds vautours, remet ça. Avec le soutien des Américains, il vient d’obtenir une mission identique pour « restructurer » la dette du Venezuela. Nul doute que les Vénézuéliens vont dérouiller. Mais pour lui, c’est sûr « il va gagner ». Plein de fric évidemment, des masses de fric. Puisque son contrat est assorti d’une commission absolument monstrueuse.

   

 

Et pour faire diversion face à ce scandale international qui commence à prendre de l’ampleur, et en abusant les imbéciles de la « gôgôche » il vient parader chez Mélenchon. Misère de cette petite bourgeoisie urbaine qui frétille quand on la sodomise.

Parce que sans crainte de la contradiction, tout en se pâmant devant Pigasse, elle démontre son niveau en brandissant le mot d’ordre le plus stupide de l’histoire de la lutte des classes dans le monde.

   

 

« Il faut interdire les riches ».

Évidemment, cela ne veut rien dire, si ce n’est que comme par hasard, on évite soigneusement de parler du Capitalisme, qui en Occident produit les super-riches consubstantiels à ce système. Parce que pour ces gens, le Capitalisme c’est pas touche. « Interdire les riches », c’est comme dire « on va interdire les pommes » et à ceux qui répondent « mais qu’est-ce qu’on fait des pommiers ? », C’est « ah non, les pommiers on n’y touche pas, c’est les pommes qu’on interdit ». Nullité militante.

Et la consternation est totale, quand on voit les ânes qui participent aux débats de la réunion LFI. Usul le fana des bataillons néonazis d’Ukraine, Chatelain la vert-kaki qui veut bombarder Moscou, et Manon Aubry la grande copine de Von der Leyen, Félix Marquardt ancien camarade de Glucksmann à la CIA et qui nous raconte qu’il a viré sa cuti. Alors que nous assistons, dans un véritable basculement du monde, à l’effondrement de l’Occident sous direction américaine, aucune chance de voir l’impérialisme néolibéral mis en cause. Refus de rentrer résolument dans le XXIe siècle en restant verrouillé dans le 20e.

J’ai demandé à mon ami Jean-Pierre Page, ancien responsable international de la CGT son point de vue sur la situation au Venezuela. Il explique malheureusement pourquoi un oligarque aussi caricatural que Pigasse, puisse à ce point participer au pillage, tout en se présentant de « gôche ».

 

Venezuela : « Tout peut se négocier, sauf les principes » (Fidel Castro)
   

 

À l’évidence on ne comprend pas ce qui est en train de se jouer et se passer au Venezuela et en Amérique Latine. Or, on ne peut dissocier les évènements au Venezuela de la longue liste des défaites successives enregistrés par la “gauche” ces derniers mois en Amérique Latine avec non pas le retour de la droite, mais avec l’arrivée de l’extrême droite fascisante, poussée en avant et financée par Trump et l’administration US, comme on vient encore de le voir en Colombie. On doit également tenir compte dans l’analyse de la situation internationale et du déclin occidental qui s’accélère et s’illustre à travers la défaite politique et militaire de Trump, de l’état terroriste d’Israël et de l’Union Européenne dans le détroit d’Ormuz face à l’Iran.

Il nous faut admettre, qu’au Venezuela, il s’agit bien d’une recolonisation US, une doctrine Monroe appliquée aux conditions d’aujourd’hui. Cette stratégie porte un nom : « Stratégie de Sécurité Nationale 2025 des Etats-Unis ». Il faut en tenir compte dans les analyses, d’autant qu’on voit bien à travers la situation présente combien chez des militants l’ignorance est patente. C’est là un problème qui réduit chez certains, la référence faîte fréquemment à l’impérialisme et à la lutte de classes à de la simple rhétorique.

Sur place au Venezuela l’écrivain de renom Luis Britto Garcia, l’ancien ambassadeur du Venezuela qui fût nommé au Conseil d’Etat par Hugo Chavez, les personnalités signataires du manifeste de Maracay ou encore Mario Silva, le disent avec éloquence, la souveraineté du Venezuela a non seulement été violée, elle a été subtilisée, confisquée. Depuis le 3 janvier 2026, le Venezuela est un pays sans souveraineté et placée sous tutelle. Sommes-nous d’accord sur ce point? Je dois avouer que quand je lis certains commentaires j’en doute, car si c’est le cas pourquoi ne pas en tirer les conséquences politiques, car il ne s’agit plus de soutenir le gouvernement “progressiste et chaviste” du Venezuela, il s’agit de soutenir la résistance populaire qui s’organise et s’affirme chaque jour.

Depuis le 3 janvier et après avoir fait place nette pour les multinationales US de l’industrie pétroliere les Etats Unis ont pillé ou volé l’équivalent de 13 milliards de dollars au pays. J’a lu le témoignage d’un membre d’une “Communa”, elle dit “ si on ne soutient pas le gouvernement, on aura pas de financement”. Que d’illusions pour justifier qu’il faudrait attendre. Mais attendre quoi ? Les Américains vont payer ce qu’ils volent ? Mais surtout comment accepter et justifier le chantage, les menaces et la répression à l’égard du peuple pour empêcher sa résistance ?

Par conséquent, le problème je dirai la contradiction principale se situe bien entre l’intérêt national du Venezuela, sa souveraineté et l’accaparement par les USA de tout un pays, ses richesses naturelles et son peuple. Comme le dit avec éloquence Luis Britto Garcia “ le Venezuela doit réapprendre à être le Venezuela”. Il faut faire respecter les principes de souveraineté, de droit a l’autodétermination, d’intégrité territoriale et d’indépendance qui sont inscrits dans la Charte des Nations Unies et que soutenait le Venezuela de Chavez avec détermination.

Car comment fermer les yeux sur un gouvernement pourtant explicitement made in USA, qui abandonne à Washington le contrôle et la production de sa principale ressource naturelle, qui ne fait plus référence à la libération de Maduro et de Célia, qui coupe l’approvisionnement à Cuba, qui agit en permanence sur ordre de Washington, qui ouvre ses portes à l’armée terroriste de Tsahal et qui entend rétablir les relations diplomatiques avec Israël, qui condamne l’Iran, qui fait arrêter et livrer aux américains l’ancien ministre proche de Maduro Alex Saab, qui a donné l’ordre de rentrer chez soi à ceux qui voulaient se battre la nuit du 3 janvier. Comment ne pas être indigné par ailleurs par cette nouvelle récente. Le milliardaire Mathieu Pigasse qui possède les médias pro “gauche” au sens très large et qui se félicite de ses bonnes relations avec la dirigeante socialiste Carole Delga, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet et fait ouvertement « campagne » a été désigné pour restructurer la dette du Venezuela en lien avec Trump et Caracas. Le gouvernement vénézuélien a signé pour une commission colossale sur la restructuration de la dette par Pigasse (on parle de centaines de millions de dollars pour un pays en crise), même pour la Grèce on avait pas vu autant. En fait en vue des présidentielles françaises, beaucoup de choses se jouent la, car son appui sera crucial pour 2027 et Pigasse, l’homme de gauche exigera retour sur investissement en cas d’élection. Soutien idéologique, de sociaux-démocrates à sociaux-démocrates.

Il faut faire la clarté, y compris dans nos propres rangs, ou on nous suggère de poursuivre de fermer les yeux. La naïveté ou la mauve foi à ce point c’est presque désarmant. Il faudrait se satisfaire de l’analyse sur commande de Kimberley Miller une sociologue US, doctorante de l’université de Floride dont on aimerait connaître qui finance l’organisation « Black Alliance » qui avec une logorrhée de gauche nous explique que c’est quand même mieux sans respect des principes. Fidel Castro avait l’habitude de dire “ Tout peut se négocier sauf les principes.

Pour toutes ces raisons il y a urgence à s’exprimer sans détour si l’on veut prétendre à une crédibilité. Attendre l’arrivée hypothétique d’un nouvel ambassadeur du Venezuela ne résoudra rien d’autant qu’à Paris et Bruxelles on maintient les sanctions à l’égard de Caracas, il défendra la position officielle du nouveau gouvernement, ce qui d’ailleurs est son rôle. L’attendre et voir ne peut donc être que d’une utilité relative sauf à vouloir soutenir un pouvoir dont l’indépendance a été confisquée et qui dans l’état actuel des choses a renoncé à se battre.

Pour ma part, j’ai comme d’autres militants et amis du Venezuela soutenu l’idée qu’il s’agissait d’un repli tactique, l’essentiel étant la mobilisation populaire. Il y a aujourd’hui une évidence : nous n’en sommes plus là. C’est ainsi. Maintenant organisons la solidarité avec la résistance vénézuélienne qui se développe à travers les rassemblements, meetings, manifestations y compris dans les quartiers populaires, les Communas, chez les intellectuels, les fondateurs et dirigeants chavistes. En 2007, lors de son investiture pour un nouveau mandat Hugo Chavez Frias déclarait : « Nous sommes à un moment existentiel de la vie vénézuélienne. Nous avançons vers le socialisme, et rien ni personne ne pourra l’empêcher.

Soyons cohérents et fidèles à ce qu’il disait.

Jean Pierre Page

 

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