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Depuis des années, la gauche a su reconnaître le colonialisme partout où il se manifeste, sauf, semble-t-il, lorsqu'il s'agit de la Chine comme puissance coloniale. Le Tibet n'est plus, pour une partie de la gauche, une cause anticoloniale ; c'est devenu un angle mort. Ce texte tente de comprendre pourquoi, et ce que ce silence dit de nos propres principes.
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