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« Avalanche - urgence nationale - déploiement de l’armée - invasion - le pire qui pouvait nous arriver » : ce sont ces mots que j’entends ce matin, au réveil. On nous parle des incendies, n’est-ce pas ? Ils sont à peine fixés, aux portes de Madrid comme à celles de Bordeaux. Non, non. On ne nous parle pas des incendies. On nous parle de Ceuta. Un enfant de deux mois, ainsi que quelques centaines de jeunes Marocains, affolent l'Europe.
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