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En Italie, plusieurs réfugié·es palestinien·nes sont aujourd'hui emprisonné·es à la demande ou sur la base d'accusations transmises par les autorités israéliennes. Parmi eux figurent Anan Yaeesh, Mohammed Hannoun, Abdalmuti Aburada, Ryad Albustanji, Yaser Elasawy et Raed Dawoud. Là encore, des procédures judiciaires européennes prolongent la répression menée par l'État israélien bien au-delà de la Palestine.
Au Royaume-Uni, les autorités ont choisi de qualifier Palestine Action d'organisation terroriste après ses actions de désarmement contre l'industrie de l'armement israélienne. Depuis cette décision, des centaines de personnes ont été arrêtées pour avoir exprimé publiquement leur soutien au mouvement.
De la France à l'Italie, puis au Royaume-Uni, une même logique se dessine.
Les États européens ne se contentent pas de soutenir diplomatiquement, économiquement ou militairement Israël. Ils participent aussi à l'extension de son appareil répressif, en donnant une portée judiciaire aux accusations formulées par les autorités israéliennes, en poursuivant des réfugié·es palestinien·nes et en criminalisant les mouvements de solidarité.
Des prisons israéliennes aux tribunaux européens, une même logique est à l'œuvre : empêcher la résistance palestinienne de s'organiser et dissuader les mouvements de solidarité de construire un rapport de force.
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