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L'édition 2026 du Mondial de football, dans laquelle Donald Trump s'est beaucoup impliqué, semble avoir été d'abord conçue comme un véritable business et nombreux sont ceux qui, à cause de cela, ont porté sur l'événement un regard plus critique que d'ordinaire. À juste titre ? Une telle compétition est-elle nécessairement politique, et faite pour générer le plus d'argent possible au-delà du simple enjeu du sport ?
La coupe du monde de football organisée tous les quatre ans par la FIFA vient de s'achever. Cela aura à vrai dire été celle de toutes les premières : première édition à 48 équipes, première à être ainsi organisée à cheval entre trois pays (Mexique, Canada et Etats-Unis)… et première à laquelle aura participé un pays en guerre avec le pays organisateur, l'Iran. Donald Trump oblige, nombreux sont ceux à avoir porté un regard plus politique que d'ordinaire sur cette édition 2026. Mais au fond, une coupe du monde ne l'est-elle pas toujours ? La précédente, au Qatar, l'était déjà tout autant, tout comme celle organisée par la Russie de Vladimir Poutine. Et que dire de l'édition de 1936, décrochée et remportée par l'Italie de Mussolini, qui fera durablement passer le football devant le cyclisme comme sport préféré du pays… « La Coupe du monde en Russie, la Coupe du monde au Qatar... Il y a toujours eu des polémiques », expliquait il y a peu Grégoire Margotton, journaliste sportif à TF1 et consultant France Inter. C'était bien plus le cas en 1978, en Argentine, sous la dictature militaire... Cette édition 2026 restera-t-elle comme « celle que tout le monde va détester » ? En tout cas, entre drones, reconnaissance faciale, contrôle des foules, les outils de surveillance utilisés pendant la Coupe du monde sont appelés à être pérennisés, provoquant les inquiétudes des défenseurs de la vie privée.
« En un mot, le plus grand événement que l'humanité ait jamais connu » : C'est ainsi que le président de la FIFA, Gianni Infantino, a décrit cette Coupe du Monde 2026. Pour les organisateurs, les USA demeurent une terre de mission, un géant à conquérir, même si le football est déjà devenu le premier sport de la planète. Pour autant, Donald Trump aura beaucoup fait durant son premier mandat pour faire venir la compétition outre-Atlantique. Et sa proximité avec Gianni Infantino, qui a loué des bureaux pou…
Judikael Hirel
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