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Alors que, dans de nombreux pays, le recours à la climatisation est depuis longtemps la norme, en France, le débat en est encore à se positionner pour ou contre, à coups d'arguments politiques.
Tout est politique, affirmait jadis Pierre Bourdieu. Avec les vagues de chaleur à répétition qui ont touché la France, au tour de la climatisation de devenir un OPNI, Objet politique non identifié. Le changement climatique est la cause « sans équivoque » de l'intense chaleur en Europe, concluait dans une étude récemment publiée par le groupe de scientifiques du World Weather Attribution (WWA) Pour autant, « ce travail publié très rapidement n'a pas été revu par d'autres chercheurs extérieurs comme c'est normalement le cas pour les publications scientifiques. Mais la méthodologie utilisée a déjà été validée par la communauté scientifique », soulignent les auteurs. Malgré cela, les périodes de canicule dans l'Hexagone ne datent pas d'hier… Ainsi, Georges Sand nous parlait d'un été caniculaire en 1870 qu'elle n'imaginait pas possible dans nos climats tempérés avec « des journées où le thermomètre montait à 45 degrés à l'ombre. » Le Figaro s'est ainsi penché sur ces épisodes de fortes chaleurs de François 1er à nos jours. « Des canicules ont toujours existé depuis le Moyen-Âge. » Si certains se souviennent encore de 1911, 1947 et 1976, tout le monde a oublié depuis des siècles le mois de chaleur de l'été 1524. Quant à la canicule de l'été 1705, elle aurait causé 200 000 morts en France, de même que celle de 1779...
Le fait d'être favorable à la climatisation est-il de droite, voire d'extrême-droite ? La dernière vague de chaleur en date relance étonnamment le clivage droite-gauche. Pour les uns, à droite et à l'extrême-droite, il faut lancer un vaste plan de climatisation. "On ne peut pas condamner des personnes âgées dans les Ehpad, des enfants dans les écoles, des malades dans les hôpitaux à subir des niveaux de chaleur qui ont une influence directe sur leur santé », estime Marine Le Pen, désormais candidate à la prochaine élection présidentielle. Mais « aujourd'hui, la France a…
Judikael Hirel
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