Coup de sifflet final
Dix articles pour revivre la Coupe du monde
Et voilà, après six semaines de voyage en ballon, il est temps de redescendre. La Coupe du monde 2026 s’est achevée dimanche soir avec la victoire brillante de l’Espagne sur l’Argentine, dans une ambiance assurée par des supporteurs de l’Albiceleste déçus mais toujours buryants. Le tournoi s’est aussi clos avec ses aspects les moins reluisants : une mi-temps étendue à une demi-heure pour un spectacle grotesque et toujours plus de place faite aux annonceurs ou encore le comportement navrant de Donald Trump, qui a réussi tirer la couverture à lui durant la cérémonie de remise du trophée.
Ainsi était ce Mondial. Pourvoyeur d’oppositions homériques, depuis le Angleterre-Croatie (4-2), premier choc de la phase de poule, jusqu’à la demi-finale Argentine-Angleterre (2-1) en passant par les 16e Argentine-Cap Vert (3-2) ou Belgique-Sénégal (3-2), théâtre indépassable d’une joie du jeu partagée tout autour du globe. Mais objet toujours plus dévoré par l’avidité de la Fifa et symbole des indécences de l’époque, le fait de voir Gianni Infantino se balader en jet privé d’un stade à l’autre, parfois pour n’assister qu’à un bout de mi-temps, n’étant pas la moindre.
A Libé, on s’est efforcé de vous raconter tout ça : un Mondial dans les Etats-unis de Trump, la joie pure au Mexique malgré l’ombre des cartels, un tournoi à l’aune du cosmopolitisme canadien… Un regard sur et en dehors des terrains, portés par la conviction qu’on peut sincèrement aimer le foot sans oublier son regard critique au vestiaire. Et qu’à l’inverse, on peut détester le foot mais pas l’ignorer si l’on s’intéresse à la marche du monde. A l’heure où se referme la Coupe du monde, et avant de remettre ça dans quatre ans (en Espagne, au Portugal et au Maroc avec trois rencontres au Paraguay, en Uruguay et en Argentine histoire d’arranger le bilan carbone de l’affaire…), voici dix articles pour revivre le tournoi. Bonne lecture, bel été et à bientôt !