Le portrait
Romain Grégoire, cœur de puncheur
Tenter de comprendre un coureur sur le Tour de France, c’est essayer d’attraper des ombres. Ils n’ont pas le temps. Ils filent comme des chars à voile. Il faut se raccrocher à des petites choses. Sur cette Grande Boucle, Romain Grégoire, ce sont d’abord des images qui se superposent et qui, peut-être, font un homme à la fin.
C’est le jeune mec qui se présente face à nous à la journée de repos lundi sur les hauteurs du lac Léman en Haute-Savoie. 9h30, sur la terrasse de son hôtel, les bras croisés, la tête baissée, se demandant probablement ce qu’il fait là. De toute façon, il ne lit pas la presse.
C’est le Bisontin qui traverse la foule de ses fans, à Saint-Vit, dans le Doubs, dans le village de sa mère opticienne, porté en triomphe comme un général défilant à Rome et qui trouve qu’il n’en a pas fait assez pour le mériter...
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