Pourquoi parle-t-on tant de Cédric Jubillar, peintre-plaquiste de 38 ans, et si peu de Delphine Aussaguel, infirmière de 33 ans, mère de leurs deux enfants ? Condamné en octobre 2025 aux assises d'Albi pour le meurtre de sa femme, Cédric Jubillar vient d'avouer, en ce mois de juillet, l'avoir tuée. Après l'avoir farouchement nié pendant près de six ans, depuis la nuit du 15 au 16 décembre 2020 et sa disparition de leur domicile de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn.
Le 21 septembre 2025, veille de l'ouverture de son premier procès, « Le Nouvel Obs » publiait un
portrait de Delphine Aussaguel et choisissait de visibiliser cette femme, seconde d'une fratrie de quatre, « solaire » selon ses proches, « excellente professionnelle » selon ses collègues. « Le Nouvel Obs » republie aujourd'hui le portrait de cette victime de féminicide. Et non d'un « crime passionnel » comme osent encore l'affirmer, en 2026, les nouveaux avocats de Cédric Jubillar.
Comme lors de tant d'autres féminicides, Delphine Aussaguel a été tuée par son mari au moment où elle avait décidé de le quitter. En 2020, selon le décompte du collectif « Féminicides par compagnon ou ex », elles étaient 109.
Bonne lecture,
Céline Rastello, journaliste au service Enquêtes