La revue de presse quotidienne d'un citoyen engagé dans le combat politique et social
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Les députés et sénateurs se prononcent ce mardi sur la proposition de loi portée par la députée Renaissance Laure Miller visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans et à étendre l’interdiction des téléphones portables dans les lycées. Après un accord trouvé lundi en commission mixte paritaire, le texte devrait être adopté définitivement aujourd’hui. Emmanuel Macron, qui s’est personnellement engagé sur ce sujet, souhaite une application dès la rentrée scolaire de septembre 2026.
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Le cœur du texte prévoit une interdiction d’accès à l’ensemble des réseaux sociaux et plateformes de partage pour tous les mineurs de moins de 15 ans. Concrètement :
À partir du 1er septembre 2026, il ne sera plus possible de créer de nouveaux comptes.
Les comptes déjà existants des moins de 15 ans devront être fermés au plus tard le 1er janvier 2027 (soit un délai de quatre mois).
Aucune sanction n’est prévue ni pour les enfants, ni pour leurs parents. La responsabilité incombe aux plateformes, qui devront mettre en place des dispositifs de vérification d’âge. La loi ne précise pas la méthode technique à utiliser. Certaines exceptions sont prévues : encyclopédies en ligne, contenus à vocation éducative ou scientifique, et plateformes de développement de logiciels libres. YouTube et WhatsApp ne seront pas totalement concernés, sauf pour les fonctionnalités assimilées à des réseaux sociaux (commentaires, chaînes de partage, etc.).
Le texte prévoit également l’interdiction de l’utilisation des smartphones dans l’enceinte des lycées à partir de la rentrée 2026. Cette mesure existait déjà dans les écoles et collèges. Des exceptions pourront toutefois être aménagées par le règlement intérieur de chaque établissement selon son projet pédagogique.
Porté par la majorité présidentielle, le projet est présenté comme une réponse aux risques liés aux réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes (addiction, cyberviolence, exposition à des contenus inappropriés). La France deviendrait ainsi l’un des premiers pays européens à mettre en place une telle interdiction.Cependant, les groupes socialistes et insoumis ont annoncé leur opposition au texte, estimant notamment que les modalités de vérification d’âge restent trop floues. La Commission européenne a également exprimé des réserves sur la conformité du dispositif avec le droit européen. Le vote définitif de ce mardi devrait permettre une promulgation rapide de la loi, avec une mise en œuvre attendue dès la prochaine rentrée scolaire.
Christophe Rivenq, maire LR d’Alès (Gard), fait l’objet depuis plusieurs jours de menaces graves de la part du groupe criminel DZ Mafia. Jeudi 17 juillet, son épouse a découvert dans leur boîte aux lettres une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 mm, accompagnée d’un message signé du groupe marseillais. Des tags menaçants avaient également été apposés sur la clôture de leur domicile.
Face à l’aggravation des menaces, dont la suspicion d’un véhicule piégé devant sa résidence, le maire a été exfiltré dans la nuit de lundi 20 à mardi 21 juillet par le RAID. Il bénéficie désormais d’une protection policière renforcée, avec l’appui direct du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
L’affaire d’Alès n’est malheureusement pas isolée. Ces dernières années, de plus en plus de maires, adjoints et conseillers municipaux signalent des menaces, des intimidations ou des actes de violence. Selon les associations d’élus et le ministère de l’Intérieur, les cas de menaces contre des élus locaux ont fortement augmenté, particulièrement dans les territoires touchés par le trafic de stupéfiants. Les cibles sont souvent des maires qui soutiennent les actions policières, demandent plus de moyens ou dénoncent publiquement l’emprise des trafiquants sur certains quartiers.
Face à cette situation, plusieurs mesures ont été prises ces dernières années : protection policière renforcée, numéros d’alerte dédiés, et parfois exfiltration temporaire comme dans le cas de Christophe Rivenq. Mais de nombreux élus estiment que les moyens restent insuffisants face à des organisations criminelles de plus en plus structurées et violentes.
L’enquête sur les menaces visant le maire d’Alès a été confiée au parquet d’Alès. Elle devrait permettre de déterminer si ces actes sont directement commandités par les chefs de la DZ Mafia ou s’ils émanent de personnes cherchant à se réclamer du groupe pour faire peur.
Alors que la France s’apprête à relocaliser la production du paracétamol sur son territoire, les principaux laboratoires concernés dénoncent une décision jugée « insensée » et « incompréhensible » du gouvernement : une baisse de 13 % du prix du médicament à partir du 1er janvier 2027.
Upsa (Efferalgan, Dafalgan) et Opella (Doliprane) ont investi plus de 100 millions d’euros, avec le soutien de l’État, pour relocaliser la production du principe actif à l’usine Seqens de Roussillon (Isère). Les premières boîtes 100 % françaises sont attendues pour 2027, après plus de 18 ans d’importation depuis l’Asie.
Pourtant, le Comité économique des produits de santé (CEPS) a notifié aux laboratoires une baisse de 13,04 % du prix fabricant hors taxes (de 0,76 € à 0,66 €). Une décision qui intervient à la fin d’un moratoire sur les prix en vigueur depuis 2015.
« C’est insensé. C’est tout l’inverse de ce qu’on a demandé », réagit la direction d’Upsa. Du côté d’Opella, on parle d’« injonction contradictoire ». Les deux laboratoires estiment que produire en France coûte au moins 60 % plus cher qu’en Asie et réclamaient au contraire une revalorisation du prix.
Selon les industriels, cette baisse ne permettrait d’économiser que 15 à 20 millions d’euros par an pour l’Assurance maladie, une somme jugée faible au regard des enjeux de souveraineté sanitaire mis en avant par l’exécutif depuis la crise du Covid-19. Le paracétamol représente environ 1,1 % des dépenses de médicaments de la Sécurité sociale.
Le site internet du Rassemblement national a été la cible d’une tentative d’intrusion informatique dans la nuit du 20 au 21 juillet. Le parti a indiqué avoir détecté l’attaque grâce à ses dispositifs de sécurité et affirme qu’aucune fuite massive de données n’a été constatée. Dans un communiqué, le RN précise avoir procédé à une analyse approfondie de ses serveurs et outils informatiques. Selon le parti, l’intrusion s’est limitée au compte d’un candidat aux élections municipales. Des informations relatives à ses colistiers auraient été concernées, en raison d’un mot de passe jugé insuffisamment robuste. L’attaque aurait été stoppée « en quelques minutes ».
Le Rassemblement national dément fermement toute exposition massive de données personnelles de ses responsables ou adhérents. « À ce stade, aucun élément ne permet de confirmer une fuite massive de données », indique le parti, qui annonce le dépôt d’une plainte contre les auteurs de l’attaque.
Le RN n’a pas communiqué davantage de détails techniques sur la nature de l’intrusion ni sur l’identité des attaquants. À l’heure actuelle, aucune revendication n’a été rendue publique sur les forums habituellement utilisés par les hackers. Ce nouvel incident intervient dans un contexte de multiplication des cyberattaques visant des organisations politiques et institutionnelles en France.
Le parti assure avoir renforcé ses mesures de sécurité et poursuit ses investigations internes.
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