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Tout nouveau droit ne se gagne qu’après une lutte acharnée.
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Celui de l’aide à mourir, définitivement voté par la représentation nationale ce 15 juillet, n’a pas fait exception à la règle. Après les premiers jalons posés par la loi Clayes Leonetti, il a fallu 10 ans aux responsables politiques français pour se prononcer à nouveau sur le sujet. Dix ans de débats, ponctués de récits de vie, de témoignages et d’émotions. Dix ans au cours desquels les discussions ont aussi parfois tourné à l’aigre, voire à l’indécence au vu des déclarations des adversaires les plus remontés. Mais pouvait-il en être autrement sur un sujet qui touche autant à l’intime ?
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Conscient de la sensibilité du débat, Emmanuel Macron n’avait pas exclu de consulter la population française en cas d’enlisement du texte au Parlement. Il s’en est fallu de très peu. Entre l’obstruction des opposants, la dissolution, les réticences à peine voilées de certains chefs du gouvernement - y compris l’actuel, qui s’est bien gardé de s’exprimer publiquement pour ou contre - la création du droit à l’aide à mourir doit beaucoup à la détermination d’un homme, Olivier Falorni, ancien député, qui y a consacré 14 ans de sa vie.
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Militant convaincu, lui, en retire une satisfaction personnelle, l’accomplissement d’une vie de parlementaire. Il offre par la même occasion au président de la République la grande réforme sociétale de son second quinquennat. Ironique, alors que ce même chef de l’État s’est montré frileux sur le sujet à son arrivée à l’Élysée, avant de finalement prendre position. Le voilà désormais aligné avec la majorité de la population française. Elle, n’a jamais varié : les personnes malades, condamnées à une souffrance incurable, ont le droit de décider de leur heure de départ. Comme une évidence finalement, au pays des droits de l’Homme.
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Jade Toussay, journaliste au service politique du HuffPost
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