La revue de presse quotidienne d'un citoyen engagé dans le combat politique et social
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Dans le Land du Mecklembourg-Poméranie-
Autre scrutin attendu de la journée, à Berlin, la gauche radicale de Die Linke a obtenu entre 24,5% et 26% des voix, devançant la CDU, qui dirigeait la mairie, créditée de 20%. Dans la capitale allemande, le parti d’extrême droite a obtenu entre 13,5 et 16% des voix (contre 9% en 2023).
Après ces résultats, Friedrich Merz a promis de poursuivre les réformes malgré ce qu'il a qualifié de “désastre” électoral pour son parti. “Ces réformes doivent être mises en oeuvre. Je prends cette responsabilité parce que je veux faire avancer notre pays”, a-t-il déclaré, excluant ainsi de facto de quitter ses fonctions après des jours de spéculations sur son avenir dans la classe politique.
Le président de la République a déclaré dès son arrivée dans cet archipel ultramarin, en plein Atlantique Nord, que ce territoire était bien “français” et “attaché à la France”, en réplique à une carte postée par Donald Trump qui couvre toute la région du drapeau des Etats-Unis.
“On ne va pas l’affirmer tous les matins parce que des gens ont des idées étranges ou disent des choses étranges“, a-t-il ajouté à son arrivée dans le petit archipel, à 4 300 kilomètres de Paris. Emmanuel Macon a accueilli le Premier ministre canadien Mark Carneu à Saint-Pierre, une première dans l’histoire locale, à quelques kilomètres des côtes canadiennes et quelques jours de mer du Groenland, nouvel enjeu stratégique autour de l’Arctique.
“Ça envoie un message fort”, a-t-il souligné, face à un président américain tonitruant qui considère cette partie du monde comme sa chasse gardée et menace régulièrement d’annexer le Canada, auquel il livre une guerre commerciale sans merci.
Des milliers de personnes ont manifesté contre la proposition de loi sur la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre. Adopté le 7 juillet dernier par les députés, le texte prévoit que policiers et gendarmes “sont présumés avoir agi” dans le respect de la loi quand ils “font usage de leurs armes”. Il doit désormais être examiné par le Sénat et provoque une vague de contestation.
“Tout le monde déteste la police !”, scande la foule dans la manifestation parisienne, dense sur près d’un kilomètre. Les forces de l’ordre se font discrètes et restent plutôt à bonne distance ce qui ne les empêche pas d’entendre les slogans qui les visent.
D’après ces manifestants, déjà trop de monde meurt chaque année sous les balles des policiers, alors inutile d’en rajouter. “La police tue déjà, nous devons faire échouer cette loi qui ne doit pas être inscrite à l’ordre du jour du Sénat”, a déclaré la députée insoumise Mathilde Panot, au départ du cortège parisien.
Une centaine de cortèges étaient organisés pendant le week-end dans le pays, notamment à Marseille, Lyon, Lille ou encore Rennes. La pétition contre ce texte, qui a récolté 730 000 signatures sur le site de l’Assemblée nationale, a été classée par les députés membres de la commission des lois en juillet dernier.
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La Russie dénonce une ingérence dans les élections législatives qui se sont tenues ce week-end. “Plus d’un millier d’attaques informatiques DDoS ont été enregistrées contre les infrastructures russes impliquées dans le processus électoral”, a déclaré la présidente de la Commission électorale, Ella Pamfilova. Les attaques DDoS (attaques par déni de service distribué) visent à saturer un système avec des vagues de requêtes incessantes.
“Les attaques ont été menées par des groupes hautement professionnels et bien coordonnés, utilisant des outils d’intelligence artificielle”, et provenaient pour la plupart “de l’étranger”, a affirmé Ella Pamfilova. “Des tentatives d’attaques ciblées ont également été menées contre l’infrastructure de télécommunications de la Russie dans son ensemble”, a-t-elle ajouté, précisant que celles-ci “présentent toutes des signes d’une ingérence ukrainienne”.
La Commission électorale avait déjà déclaré, au deuxième jour du scrutin qui se déroule également électroniquement dans une trentaine de régions, que le système de vote avait fait l’objet d’une “cyberattaque très puissante” qui s’est poursuivie toute la journée.
Le parti de Vladimir Poutine, Russie unie, a sans surprise remporté les élections législatives russes. Selon les résultats officiels relayés par les agences de presse russes, il a recueilli 57,5% des voix, contre 14% pour les communistes et 8,7% pour les nationalistes du LDPR. Les Russes étaient appelés à renouveler les 450 députés de la Douma d'Etat, la chambre basse du Parlement russe, pour la première fois depuis le début de la guerre en Ukraine. Sans suspense, tant le Kremlin a réussi à faire taire toute voix contestataire.
Ecartée du scrutin, l’opposition en exil avait appelé tous les “Russes opposés à la guerre” à voter contre le parti de Vladimir Poutine le même jour à la même heure, dimanche à midi, pour montrer leur nombre. L’Union européenne a de son côté dénoncé des élections se déroulant dans un climat de “répression systématique et institutionnalisée”. Aucun parti opposé au conflit n’avait été autorisé à concourir pour ces élections. Le scrutin s’est déroulé également dans les territoires d’Ukraine occupés et annexés par la Russie.
La formation au pouvoir semble en passe de nettement améliorer son score de 2021 (49,8%) et elle est, selon les projections de l’agence Tass, d’ores et déjà assurée de conserver sa majorité des deux tiers des députés siégeant à la Douma, permettant de modifier la constitution. Les autorités électorales se sont également félicitées d’une participation en hausse (56,7%), malgré un scrutin sans suspense.
Le négociateur en chef iranien a affirmé que son pays avait transmis aux Etats-Unis ses conditions pour la réouverture du détroit d’Ormuz. “Tant que les conditions ne seront pas remplies et que les engagements américains ne seront pas respectés, il sera impossible de revenir à la situation antérieure aux négociations et à l’ouverture du détroit d’Ormuz”, a déclaré le négociateur en chef et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, cité par la télévision d’Etat.
Le trafic dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est fortement perturbé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran. Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens. “Nos messages et l’explication de nos conditions par l’intermédiaire de médiateurs ont été clairement transmis à l’autre partie”, les Etats-Unis, a expliqué le responsable iranien.
La veille, le général Mohsen Rezaï, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, avait aussi affirmé que les conditions iraniennes avaient été transmises aux Etats-Unis via le Qatar, un médiateur du conflit. “Nos conditions sont la fin de la guerre sur tous les fronts, le déblocage de nos fonds gelés et la levée du blocus naval” américain, avait-il rappelé, dans un entretien accordé au média qatari Al Jazeera.
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