Face aux canicules et aux effets du changement climatique, protéger les employés ne peut plus se limiter à des mesures d'urgence. Dans une tribune, Caroline Blanchot, secrétaire générale de l'Ugict-CGT et élue à la Commission exécutive confédérale, appelle à repenser l'organisation et la gouvernance du travail et à donner plus de pouvoir à celles et ceux qui connaissent le travail réel.
La cyberattaque qui a frappé la Direction générale des finances publiques (DGFiP) cet été n'est pas un incident anodin. Pour la CGT, elle met en lumière les conséquences de politiques qui, depuis des années, suppriment des emplois, réduisent les ressources et fragilisent la maîtrise publique de compétences pourtant stratégiques. Ce piratage souligne aussi que la sécurité informatique est aujourd'hui plus que jamais une mission à part entière du service public.
Canicules, mégafeux : l'été 2026 confirme l'accélération du dérèglement climatique. Pour y faire face, les pouvoirs publics comptent sur des services publics déjà fragilisés par des décennies de restrictions budgétaires. Alors que se prépare le budget 2027, la CGT alerte sur les conséquences de ces choix, porte ses propositions pour renforcer les services publics et appelle à construire la mobilisation pour imposer un autre budget.
Après un été particulièrement éprouvant — marqué par des conditions de travail dégradées et un droit aux congés payés souvent gâché ou empêché — l'inflation continue d'exploser. Les difficultés économiques s'aggravent, frappent de plus en plus durement les employés et le gouvernement maintient son entêtement.
Après avoir renoncé au doublement des franchises médicales et des participations forfaitaires, qui aurait porté leur montant annuel à 200 euros, le gouvernement prévoit désormais, par décret, de relever le plafond annuel de 100 à 140 euros, ainsi que d'indexer le montant sur l'inflation.
À l'approche de l'élaboration du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), les pistes d'économies envisagées par le gouvernement en matière de politique familiale se précisent. Alors que la branche Famille affiche un excédent de près de 1,2 milliard d'euros en 2025, il n'est nullement question d'en faire bénéficier les familles : le gouvernement entend au contraire mettre en œuvre de nouvelles mesures d'économies ou procéder à une réorientation des fonds existants.